"Coluche, l’histoire d’un mec", le film d’Antoine de Caunes sortira en salle mercredi 15 octobre.
La justice a débouté mardi l’ancien agent de Coluche, Paul Lederman.
L’avocat de Paul Lederman, Me Louis de Gaulle, est parti interjeter appel de cette décision dès la mise à disposition du délibéré.
Selon l’avocate de la partie adverse, Me Isabelle Wekstein, une audience d’appel pourrait avoir lieu dès cet après-midi. Mais, "quoi qu’il arrive", affirmait-elle, "le film sort demain car, même s’il y a une décision inverse, il y a toujours un délai qui est accordé pour effectuer les modifications, à partir de la notification" de la décision.
Paul Lederman, l’ancien éditeur et agent de l’humoriste, réclamait à la justice la suppression du sous-titre, sur lequel il détient des droits. Il demandait la suppression de la mention "Histoire d’un mec", inspirée du titre du sketch "Histoire d’un mec sur le pont de l’Alma", dont Paul Lederman détient les droits.
Lederman réclamait 150.000 euros de dommages et intérêts et la modification du titre sur les affiches et le générique du long-métrage biographique.
L’audience avait eu lieu vendredi matin et le juge a rendu sa décision mardi à 14 heures.
Si le tribunal avait donné raison à l’agent du comique, la sortie du film aurait été compromise. Cela impliquait de modifier le générique, puis de relancer la fabrication de 500 copies de films et enfin d’acheminer celles-ci dans toute la France. Sortir le film mercredi aurait été matériellement impossible.
Interrogé par l’AFP la semaine dernière, l’un des producteurs du film estimait d’ailleurs que Paul Lederman voulait exploiter les droits d’auteur à des fins de censure. Il "cherche l’interdiction pure et simple du film, qui ne correspond pas à l’idée qu’il se fait de Coluche", assurait ainsi Thomas Anargyros, de Cipango Films. "Il s’arroge un droit moral, qu’il n’a pas, sur la mémoire de l’humoriste", ajoutait le producteur.
L’agent, qui avait promis de reverser 50 % des dommages et intérêts aux Restos du Coeur, estime que le sous-titre "est trompeur car le public va croire qu’il s’agit d’un film sur sa vie alors qu’il s’agit uniquement d’un film sur une petite partie de sa vie. Je ne veux pas qu’on trompe le public", explique Lederman.
"Les choses ont été faites dans les règles", confirme Antoine de Caunes, réalisateur de ce long-métrage. Le problème, d’après ce dernier, c’est que Paul Lederman pense que "personne d’autre que lui ne peut parler de Coluche. Il s’est approprié sa mémoire", estime-t-il, déplorant "une volonté de nuire".

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