Xavier Emmanuelli, le président et fondateur du Samu social a indiqué que la nuit dernière, 24 maraudes avaient tourné dans la capitale, avec l’aide de la Croix rouge, de l’Ordre de Malte et de la protection civile.
2047 appels ont été reçus la nuit dernière, uniquement à Paris et dans sa proche banlieue.
Grâce à l’appui logistique et aux places d’hébergement supplémentaires mises en place pour cette période de grand froid, le Samu social a pu faire face. "Si cela pouvait être comme ça tout le temps, ce serait magnifique", a commenté Xavier Emmanuelli.
Face au froid qui s’abat sur la France et provoque une grave crise sanitaire et sociale, Xavier Emmanuelli avait appelé la semaine dernière, les médecins à accompagner les maraudes : "Il faut que les médecins s’impliquent !"
L’initiative de ce dispositif a été prise avec le Samu de Paris et avec l’assentiment du Conseil de l’Ordre des médecins. Le docteur Xavier Emmanuelli s’est félicité que, dès vendredi, une trentaine de médecins se soient ainsi déclarés disponibles en l’espace de trois ou quatre heures.
"Les médecins doivent empêcher que l’on prenne de force les personnes dans la rue. En accompagnant les maraudes des associations, ils vont pouvoir établir un diagnostic et orienter correctement les personnes qui souffrent", a déclaré au point.fr, Xavier Emmanuelli.
À Paris, depuis lundi soir, des médecins ont donc rejoint bénévolement les équipes de maraudes du Samu social.
"Le meilleur moyen de faire face à cette crise est de prendre en charge médicalement les personnes, poursuit l’ancien secrétaire d’État à l’action humanitaire d’urgence. Les gens de la rue souffrent d’hypothermie, de problèmes digestifs, respiratoires ou de troubles pathologiques. Nombre d’entre eux sont plus sensibles au froid parce que leurs organismes sont usés et qu’ils sont déjà dans un état de faiblesse. Un bon diagnostic de la part de professionnels permet l’orientation hospitalière soit vers des urgences, soit vers des services psychiatriques, et constitue à mon sens la meilleure réponse à cette crise."

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