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James Ensor au Musée d’Orsay


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À partir du mardi 20 octobre 2009

Première rétrospective présentée à Paris depuis 1990, cette exposition entend montrer le jeu de rupture et de continuité perpétuellement pratiqué par Ensor.

La continuité, ce sont les héritages naturaliste et symboliste qui marquent ses débuts ainsi que la tradition des masques, du travestissement, du grotesque et de la satire, du carnaval, héritée de son enfance à Ostende, ville à laquelle il est viscéralement attaché.
La rupture, c’est la dramatisation de l’usage de la couleur et de la lumière. C’est également l’invention d’un nouveau langage où les mots s’imposent, à côté des images, pour signifier crûment des idées et celle d’un nouveau système narratif où pullulent les personnages et les actions.
Par sa cinglante ironie, son sens de la dérision et de l’auto-dérision, sa couleur intense, son expressivité, Ensor, peintre étrange et inclassable, trouve sa place parmi les précurseurs de l’expressionnisme.

Cette exposition est organisée par le Museum of Modern Art, New York, en collaboration avec le musée d’Orsay et la Réunion des musées nationaux, Paris.
Cette exposition bénéficie du soutien du Gouvernement Flamand.

Du mardi 20 octobre 2009 au jeudi 4 février 2010
- Mardi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 9h30 à 18h
- Jeudi de 9h30 à 21h45
Fermé : 1er janvier et 25 décembre
- Plein tarif : 8 €
- Tarif réduit : 5.5 €

James Ensor est né à Ostende en 1949 ; Figure originale il domina la peinture belge de son époque. Il commença à peindre sous l’influence de Manet et Degas et des symbolistes de l’époque qui renoncèrent à exprimer les apparences au profit des idées.
" James Ensor est l’un de ces peintres dont le drame aura été d’être né trop tôt. Il est pourrait-on dire, l’inventeur de l’expressionnisme bien des années avant que les critiques ne conduisent par opposition à l’impressionnisme à donner ce nom à un nouveau courant de la peinture moderne.
James Ensor avait la particularité de revendiquer pour le laid une place dans la peinture. Il considérait que la vie n’était avant tout qu’une vaste farce, dont il valait mieux rire en toute circonstance. Il cherchait à traquer dans les portraits et derrière les compositions de ses toiles l’épaisseur et le ridicule de l’apparence."
"Il n’a que vingt huit ans quand il réalise l’un des tableaux qui le rendra célèbre : « L’Entrée du Christ à Bruxelles » dans lequel toute l’originalité provocante et tout l’art d’Ensor se concentre.
"
Le Monde des Arts.

James Ensor
La Mort et les masques
© ADAGP, Paris - photo MAMAC Liège


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lundi 12 octobre 2009