Dans son livre intitulé Vous n’allez pas me croire à paraître le mercredi 8 octobre (1), le milieu de terrain du PSG, ex-joueur de Caen, Troyes et Monaco, Jérôme Rothen allume certains de ses anciens coéquipiers et adversaires. Le natif de Chatenay-Malabry qui a fêté ses 30 ans cette année, revient sur des moments importants de sa carrière, taclant au passage plusieurs personnalités du ballon rond dont William Gallas qu’il qualifie de « vraie truffe » et dont il révèle qu’il aurait « volé la carte bleue d’un de ses coéquipiers », si l’on en croit ses propos sur le plateau de l’Edition Spéciale de Canal +, le 6 octobre ! Le joueur d’Arsenal appréciera et regrettera peut-être d’avoir été dans le même centre de formation que Rhoten, à Clairefontaine (on devrait plutôt dire Eautrouble), en 1991. Interrogé sur ces confessions, Rhoten dit ne pas regretter. Il avoue simplement : « L’erreur que j’ai faite, c’est de ne pas avoir prévenu Gallas avant la sortie du livre. Je lui ai laissé un message. Ce n’était pas pour régler des comptes avec lui parce que je l’aime beaucoup. Pour moi, aujourd’hui, c’est un exemple à suivre pour pas mal de jeunes. Et ça peut servir aussi parce que c’est pas parce qu’on fait des bêtises jeune qu’on peut pas y arriver ensuite. Aujourd’hui, Gallas est exemplaire sur le terrain. C’est juste un clin d’œil. » Un battement de paupière un peu lourd tout de même. Reste que Rhoten confie aussi ses peines et notamment « le cauchemar » que fut la séparation d’avec ses parents à l’âge de 13 ans. Mais chassez le naturel, il revient au galop. Djé, décidément plus faucheur que centreur, s’en prend au sacro-saint Zizou, revenant sur un match qui opposait l’AS Monaco au Real Madrid en 2004 : « Son tacle (de Zidane) me fauche la cheville et je me retrouve au sol. Je n’ai pas vraiment mal, mais vu qu’il ne reste que quelques minutes à jouer, je m’écroule comme un mauvais acteur de cinéma. (...). Zinedine s’arrête à côté de moi, se penche et me lance : "Relève-toi, fils de p...". Si Jérôme se dit touché, c’est surtout parce que Zidane ne se serait pas excusé. » En fait, les propos ont l’air de voler bas dans le milieu du football si l’on en croit Rothen (décidément aussi provocateur que Johny Rotten des Sex Pistols). Témoin ce florigèle de gentillesses qu’il adressa à Didier Deschamps lors d’un Monaco-Nice devant une caméral de Canal : « Espèce d’enc..., je vais te ... ta race ». Rothen en profite pour s’excuser, « regrettant vraiment ce dérapage » tandis que, se félicite-t-il, Didier auquel « il doit tout », ne lui en garde aucune rancune. Rothen, toujours en activité, justifie en fait la publication de son livre brûlot par le fait que plusieurs maisons d’édition lui ont proposé d’écrire un bouquin sur son attachement à Paris (« que je crie haut et fort », précise-t-il). De là à déballer comme il le fait, il y a une marge. Personne n’a essayé de le dissuader, affirme en outre le joueur du PSG, qui précise qu’il est « fier d’avoir sorti ce livre » dans lequel il se livre à une autocritique, preuve qu’il ne se ménage pas non plus. « Ce n’est pas un règlement compte », affirme-t-il. Cela ressemble fort à un coup d’édition.
(1) Vous n’allez pas me croire, éd. Prolongations, 18, 90 €

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