Un tricératops est exposé au 9 avenue Matignon (VIIIe), siège de Christie’s à Paris, depuis le 5 mars jusqu’au 15 avril 2008, avant d’être vendu aux enchères le 16 avril. Mise à prix : 500 000 €. Le squelette est celui d’un Triceratops horridus, un dinosaure qui aurait brouté l’herbe d’Amérique du Nord entre 65 et 67 millions d’années avant notre ère. 70 % de la charpente est authentique ; le reste est en résine. L’animal mesurait 7,5 mètres de long (la taille des buts en foot). Son squelette avoisinait les deux tonnes (deux fois le poids du pack du XV de France). Ce spécimen est seulement le quatrième aussi complet découvert à ce jour, selon Christie’s. En tout, quelque 150 pièces d’histoire naturelle*, dont un œuf de dinosaure minéralisé en agate, un crâne de tigre à dents de sabre, une dent de requin géant, un crâne d’Edmontosaurus (dinosaure à bec de canard), etc., seront mises en vente.
Les spécialistes sont réservés quant à ces ventes. Certains craignent que l’appétit des chasseurs de fossiles aiguisé par les perspectives de gains ne les pousse à prélever des fossiles sans respecter leur cadre géologique et à effacer ainsi de précieuses informations complémentaires. Ces objets génèrent en effet un véritable marché, surtout aux Etats-Unis et au Japon, dans des foires ou des salles de ventes. En France, où ce business émerge, un squelette de mammouth a été adjugé 180.000 euros en juin 2006. Un squelette de Tyrannosaurus rex mis aux enchères en 1997 par la maison Sotheby’s à New York, avait quant à lui été acquis, pour 8 millions de dollars, par le Musée de Chicago.
* Exposées du 12 au 15 avril

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