Le plus vieil hôpital de France, fondé il y a plus de 1300 ans, risquait la fermeture pour cause de vétusté impliquant de très coûteuses remises aux normes.
Après avoir manqué de justesse l’annexion à la préfecture, puis au palais de Justice ou encore la reconversion en hôpital privé de haut standing, l’Hôtel-Dieu a réussi à trouver les soutiens nécessaires à sa survie en tant qu’hôpital public.
Grâce à l’aide de l’Assistance publique hôpitaux de Paris (APHP), et de la mairie de Paris, l’établissement sera rénové et son service des urgences, le plus important du pays avec 120 000 patients chaque année, sera maintenu.
Toutefois, l’hôpital devra arrêter ses activités de long séjour, chirurgie et traitement des cancers, qui auraient nécessité trop d’investissements, notamment en raison du statut du bâtiment, classé au patrimoine. L’Hôtel-Dieu gardera donc une vocation d’hôpital de proximité avec des services de jour qui ne nécessitent pas l’alitement du patient (ophtalmologie, dermatologie et petite chirurgie...). Les anciens services dits « lourds » seront transférés à l’hôpital Cochin avec lequel il formera un groupe hospitalier.
Mais ce n’est pas tout, le nouveau projet prévoit de faire de l’établissement la vitrine de la santé publique en France, une grande première. Il accueillera un pôle universitaire et un centre de recherche dont le généticien Axel Kahn fera parti. En parallèle, campagnes de dépistage, expositions, ateliers thérapeutiques...permettront à chacun de mieux comprendre la santé et de connaître sa propre « carte d’identité médicale ». Seule ombre au tableau, la question du financement de ce projet n’est pas totalement résolue alors qu’il devrait voir le jour en 2013.

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