La RATP dispose à la fois d’un monopole sur Paris et d’un régime d’ouverture vers les marchés extérieurs. Pour mener à bien ce second poit, la régie aurait besoin de gommer une dette de 5 milliards d’euro, d’où le projet de la rende propriétaires
des voies, des gares, des systèmes de signalisation, etc .
Dans le même temps, le STIF qui organise les transports en Île de France, obtiendrait le statut d’autorité de plein exercice, conforme au règlement européen, face à ses obligations de service public (application du règlement OSP applicable dès le 13 décembre prochain). De fait, le STIF pourrait choisir les exploitants des nouvelles infrastructures et deviendrait propriétaire des matériels roulants de la RATP, des équipements et matériels nécessaires à leur entretien.
Politiquement, on s’en doute, le partage des taches entre le STIF et la RATP varie selon que l’on y voit, un rééquilibrage de monopole, un croche pied à la régionalisation ou un contrepoids au projet de loi sur le Grand Paris.
Le fond du sujet est strictement politique et la bataille entamée sera rude.
A noter : Le STIF, syndicat des transports en Ile-de-France, vous donne la parole dès le 7 septembre sur vos déplacements en région francilienne. Un questionnaire - et des prix à gagner - sont disponibles sur le site www.pduif.fr

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