Ce film évoque les liens d’influence entre André (Thibault Vinçon) et quelques autres jeunes parisiens, étudiants en littérature. Rapidement, Eloi (Malik Zidi) et quelques autres changent, cessent d’écrire puisque seule une absolue nécessité le permet… Et qu’André l’exige, a grand renfort de citations gentiment avalées par son entourage.
Si le film intrigue au début, des éléments caricaturaux viennent rapidement gâcher la curiosité. La jeunesse qui peuple cette faculté parisienne est d’une éloquence pédante qui est accentuée par un jeu lourd. Ceux qui fréquentent les universités parisiennes s’énerveront du cliché, ceux qui ne les connaissent pas s’en feront peut-être un, à tort… A ces caricatures du jeu et de l’univers, les dialogues puis le scénario rajoutent des ombres au tableau. André passe subitement de leader à loser, Eloi s’envole malgré lui vers la reconnaissance de son talent d’écrivain. Mais il est difficile d’y croire depuis déjà longtemps…
Emmanuel Bourdieu se perd dans les univers propres à ses personnages, et la réflexion sur l’influence « maléfique » et/ou formatrice paraît légère après les réflexions esquissées au début du film.
Camille Pollas

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