Le rectorat de Paris a annoncé hier que les 37 postes d’enseignants en Centres municipaux d’aides psychopédagogique ne seraient pas supprimés, comme cela avait été envisagé à la rentrée.
Rappel des faits
L’État et la ville de Paris ont mis en place depuis plusieurs années, 11 centres d’adaptation psychopédagogiques (CAPP).
Les CAPP, structures de prévention, d’aide et de soutien, composées d’équipes pluridisciplinaires (médecins, pédopsychiatres, psychologues, rééducateurs, psychomotriciens, orthophonistes, assistantes sociales et d’enseignants spécialisés), assurent un accueil gratuit et le suivi de plus de 3 000 enfants parisiens scolarisés parmi les plus en difficultés.
Le Rectorat de Paris a rendu publique son intention de retirer l’ensemble du personnel de l’Education nationale, mis à disposition dans les CAPP, dès la rentrée 2009, soit 37 personnes.
Pour exprimer son soutien aux personnels concernés, Jean-Marie Le Guen, adjoint chargé de la santé publique et des relations avec l’APHP, a rencontré vendredi dernier les personnels des Centres d’Adaptation Psychopédagogique (CAPP) menacés par le retrait des effectifs RASED.
Pour la ville de Paris, il n’est pas acceptable que la politique de réduction drastique des effectifs menée au niveau national, qui se traduit en 2009 par la suppression de 13 000 postes à l’Education nationale, conduise au démantèlement des structures de soutien spécialisées pour les enfants les plus en difficulté, de surcroît dans la période de crise économique et sociale que nous traversons.
Dans une lettre datée du 2 février 2009 et adressée au Ministre de l’Éducation Xavier Darcos, Bertrand Delanoë exprime son profond désaccord avec une telle décision et demande au ministre de revenir sur celle-ci.
"Cette décision est de nature à aggraver les inégalités territoriales très préoccupantes du système éducatif parisien et à fragiliser la continuité du suivi des enfants particulièrement en difficulté".

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