
Après la nouvelle chute des bourses européennes ce matin, les analystes parisiens ont calculé qu’en une semaine, la bourse de Paris avait perdu plus de 22%, un seuil communément admis par les spécialistes pour définir un krach boursier
Les analystes craignent des répercussions sur l’économie réelle.
La paralysie du marché interbancaire met des établissements en faillite potentielle : les banques ne peuvent plus prêter aux particuliers et aux entreprises. "Si les banquiers sont aux abonnés absents, (...) les fonds de roulement des entreprises sont directement menacés et on va aux faillites en chaîne", redoute Jean-Paul Pierret, directeur de la stratégie de Dexia.
Pour Valérie Plagnol, directrice de la stratégie au Crédit Mutuel-CIC, "ça +krach+" : "la contagion gagne les marchés de la planète alors que l’assèchement des liquidités atteint son paroxysme".
Le mois d’octobre, déjà meurtrier lors des krachs de 1929 et 1987, est "particulièrement critique" pour les sociétés de l’hémisphère Nord, car il correspond à une levée de fonds "avant l’hiver et les dépenses de fin d’année", a t-elle ajouté
Illustration : "Les bourses, les boules" de Merlin Bigorie

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