On ne sait pas par quelle porte, celle d’Ivry ou d’Issy, mais les poux sont bien entrés dans Paris. Si elles sont vilaines comme tout, les bestioles sont bigrement malines - normal, à tant fréquenter l’école. Le docteur Izri de l’hôpital Avicenne de Bobigny est lui aussi quelqu’un de futé. Il est tout particulièrement chargé de les traquer. Il vient ainsi de passer au peigne fin les tignasses des gamins des écoles parisiennes. Et son verdict est sans appel : les poux prennent toujours les têtes de nos bambins pour des cours de récré ; surtout, ils résistent de mieux en mieux aux différents produits supposés les éradiquer. Ils ont développé une résistance aux agents actifs comme les pyréthrines, des dérivés de synthèse du pyrèthre qui, selon le docteur Izri, ne parviennent plus à les tuer. L’ennui, c’est que la machin-truc-ine entre dans la composition de « la plupart des produits commercialisés dans les pharmacies », comme l’a déclaré le parasitologue au JT de 13 h sur France 2. En revanche, confie le chasseur de poux, on peut encore compter sur ceux à base de malathion pour dézinguer les sales monstres. Il ne nous reste donc plus qu’à éplucher les compositions des flacons de shampooings, lotions répulsives et autres sprays qui font le bonheur des fabriquants dont on se demande s’ils ne sont pas de mèche avec ces satanés bêbêtes - sans vouloir leur chercher des poux.

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