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Noël sans OGM


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Le saviez-vous ? De nombreux produits symboliques des tables occidentales pendant la période de fêtes de fin d’année sont issus d’animaux nourris au soja GM. Et alors que des doutes existent sur l’innocuité des OGM sur l’alimentation des animaux, rien n’oblige les industriels à en faire mention... Vous avez bien compris : aucun étiquetage permettant au consommateur de savoir si les animaux ont été nourris ou pas avec des OGM n’est obligatoire. Mieux : les filières de qualité qui font l’effort de les exclure n’ont pas non plus la possibilité de le faire savoir sur les étiquettes ! Majoritairement opposés aux OGM, les consommateurs n’ont donc pas la liberté de choisir entre des produits avec ou sans OGM et cautionnent ainsi malgré eux le développement de ces cultures dans le monde.

Heureusement, pour nous aider, Greenpeace vient de publier un guide de noël des produits avec et sans OGM centré sur les produits symboliques des fêtes de fin d’année. Foies gras, saumons d’élevages, volailles, fromages sont passés au crible. Le marché se partage clairement entre les filières dont les animaux sont nourris aux OGM et celles qui font l’effort de les exclure : le bio, certaines AOC (ou AOP selon la nouvelle terminologie) et labels de qualité. De nombreux fromages AOP (Cantal, Reblochon, Comté ou Gruyère) ont fait cette démarche, ainsi que de gros producteurs de volailles comme Loué. En revanche, commente-t-on chez Greenpeace, « on ne peut que regretter que des groupes comme Doux, Riches Monts ou Fauchon restent sourds aux demandes des consommateurs ».

« Si pour la majorité des français, plaisir, gastronomie et produits de qualité ne se conjuguent pas avec les OGM, ceux-ci se trouvent fréquemment dans les assiettes ! précise Arnaud Apoteker de Greenpeace. Ce guide donne accès à une information qui n’est pas affichée sur les étiquettes des produits et permet ainsi au consommateur de faire le choix de la santé et de l’environnement. » Pour réaliser son vade-mecum, Greenpeace a envoyé un questionnaire aux industriels de l’agroalimentaire afin de savoir s’ils utilisent des produits élaborés à partir d’animaux nourris aux OGM. Selon leurs déclarations, ces produits sont classés dans l’une de ces trois catégories :

Vert : le fabricant garantit ne pas utiliser de produits animaux ou issus d’animaux nourris aux OGM. De nombreux fromages AOP ont récemment décidé de ne pas utiliser d’OGM et sont passés en vert : Abondance, Cantal, Emmental de Savoie, Gruyère, Reblochon.

Orange : le fabricant affirme avoir entamé une démarche pour exclure les OGM de l’alimentation animale, mais ne peut pas encore garantir qu’il n’en utilise plus du tout.

Rouge : le fabricant ne certifie pas que les produits animaux ou issus d’animaux, utilisés dans la fabrication de ses produits, proviennent de bêtes nourries sans OGM. Il est à noter que les fabricants qui font des efforts ont généralement intérêt à le faire savoir. « C’est pourquoi, précise-t-on chez Greenpeace, les entreprises qui n’ont pas répondu et n’ont donc pas garanti l’absence d’OGM dans leurs productions sont en rouge. Les fromageries Riches Monts, la société fromagère de la Brie ou encore les producteurs de volailles Doux et Duc (à l’exception de ses volailles certifiées) s’illustrent dans cette catégorie... On peut également s’étonner qu’un grand nom comme Fauchon ne témoigne pas non plus de la moindre préoccupation environnementale. »

Guide téléchargeable sur http://blog.greenpeace.fr/ogm/guide...

1 Message

  • Noël sans OGM 8 décembre 2008 20:34

    Vous êtes journalistes ou partisans ?

    Moi je préfère manger des produits génétiquement modifiés dont certains reçoivent moins d’intrants, même de synthèse (tant que les normes d’application sont respectées !), que certains produits bio massacrés aux intrants "organiques" ou porte ouverte aux toxines naturelles... Le bio ce n’est pas la panacée, et je préfère des techniques respectueuses de l’environnement qui intègrent tous les paramètres de la production (dont les techniques bio lorsque c’est préférable et que le potentiel de production n’est pas altéré, assurant ainsi le revenu de l’agriculteur !). Pourquoi ne pas reconnaître les avantages de la technique OGM au cas par cas, en termes économiques et environnementaux et après les études d’usage, et laisser travailler les chercheurs à des intérêts communs planétaires (à l’écart des intérêts de multinationales) ? De ce côté, quoi qu’en pensent tous les altermondialistes réunis, le bio ne sera (probablement) jamais à la hauteur ! Se référer à l’alerte de certains organismes techniques indépendants (l’IFV par exemple) qui préviennent aujourd’hui des risques d’impasses techniques (en viticulture) si l’UE persiste dans sa logique extrême de suppression des produits de protection des cultures.

    Et je trouve nuisible le fait que des journalistes comme vous se permettent d’orienter de manière unilatérale leurs propos sur des sujets que manifestement ils ne connaissent pas... Pourquoi ne pas faire réagir des experts à ce sujet dans votre article ?

    Bruno Ingénieur agricole et journaliste spécialisé (et je ne suis pas à la solde de l’UIPP)


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lundi 8 décembre 2008