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Palais Royal : quel sort pour les colonnes de Buren ?


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Si elles ne sont pas restaurées, le sculpteur Daniel Buren envisage la démolition de ses célèbres colonnes, laissées selon lui à l’abandon. "Il n’y a plus d’eau depuis huit ans" dans l’installation : "c’est un bail pour une pièce qui repose au moins à 50% sur son côté fontaine. Il n’y a plus d’électricité non plus".

"Des milliers de gens viennent du monde entier voir quelque chose qui est à moitié détruit", s’insurge Daniel Buren. Il se déclare "honteux" de présenter aux Parisiens et aux touristes une "œuvre laissée en désarroi". "La moitié de mon œuvre est saccagée, c’est comme si on coupait un tableau en deux".

"C’est une pièce qui est à 50% détruite (...) C’est une forme de vandalisme, mais c’est du vandalisme d’Etat", a déclaré Daniel Buren vendredi à l’AFP.
- Le directeur de l’architecture et du patrimoine estime que la restauration des colonnes peut être envisagée "en 2009". Le montant global des travaux est estimé à 14 millions d’euros pour l’ensemble du Palais Royal, dont environ 3,2 millions pour la cour d’honneur, dont les colonnes de Buren.

L’installation des colonnes en 1986 au Palais Royal firent naître une violente polémique sur l’intégration de l’art contemporain au patrimoine historique, mais depuis les visiteurs se les ont appropriées et utilisent désormais l’espace comme un terrain de jeu.

Daniel Buren
- "Je n’expose pas des bandes rayées, mais des bandes rayées dans un certain contexte"
- Son goût pour les rayures lui vient de l’emploi dans ses premières oeuvres de tissu industriel à larges bandes verticales, rayures devenues très vite une signature à part entière, même si l’artiste ne se cantonne pas à la simple déclinaison de ce motif. Ces rayures proviennent de tissus en lin que Buren a trouvés au marché Saint-Pierre à Paris en 1965.

"Les deux plateaux", le nom d’origine de son œuvre dans la cour du Palais Royal vient du fait que, comme l’iceberg, la partie des colonnes visibles depuis la cour d’honneur, se prolonge dans le sous-sol.


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vendredi 28 décembre 2007