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Paris, "le rêve de Bismarck" : un texte de Rimbaud retrouvé.


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Presque 138 ans après sa parution dans Le Progrès des Ardennes un texte de Rimbaud a été retrouvé par un cinéaste belge, Patrick Taliercio. Celui-ci voulait faire un documentaire sur le poète et en farfouillant chez un bouquiniste a découvert le précieux numéro du Progrès des Ardennes. En feuilletant le journal, il a découvert un article daté du 25 novembre 1870 signé par Jean Baudry, un des pseudonymes utilisés par Rimbaud du temps où il rêvait de devenir journaliste.

Désireux de réaliser un court-métrage sur l’épisode rimbaldien de Charleroi, c’est en se rendant chez un bouquiniste que Patrick Taliercio en fit la découverte :
- "On savait (par son ami Delahaye) que Rimbaud avait écrit un texte sur Bismarck sous ce pseudonyme et qu’il l’avait proposé au Progrès. Mais a priori personne ne savait qu’il avait effectivement été publié… "
- En fait, comme bien d’autres avant lui, c’est « Le Dormeur du Val » que cherchait Patrick Taliercio. "Mais le directeur du journal avait signifié à Rimbaud que la poésie l’intéressait peu. Il préférait de vrais articles… "

Depuis la découverte de Patrick Taliercio, tous les spécialistes et admirateurs sont en émoi, "toutes les biographies du poète sont incomplètes, toutes les éditions dites de ses œuvres complètes ne le sont plus… "

Le contexte
- Septembre 1870. Les armées de Napoléon III sont battues à Sedan et piégées à Metz. Les Prussiens font le siège de Mézières. C’est la guerre civile : la Commune enflamme Paris, et d’autres républicains se soulèvent en province.
- A Charleville, Arthur trépigne. Il veut écrire, il veut agir.
- Ancien révolutionnaire de 1848, Jacoby fonde le Progrès des Ardennes, journal de gauche, imprimé rue du Château, à Mézières. Rimbaud se presse d’envoyer des textes, heureux et enthousiaste de retrouver ce voisin de la rue Forest à la tête d’un journal contestataire proche de ses idées et de ses envies de révolution.
- Le 31 décembre 1870, 6.000 obus tombent sur Mézières. L’imprimerie du Progrès est détruite. Des stocks entiers de publications aussi, sans nul doute.
- Malgré la reprise courageuse de ses activités - Rimbaud y travailla d’ailleurs, quelques mois plus tard, pour trier les dépêches - Jacoby ne parvint pas à résister au front conservateur qui avait repris les rênes de l’État. Le Progès fut interdit en avril 1871, à la veille presque de la Semaine sanglante.

Le 25novembre 1870, le quotidien Le Progrès des Ardennes publiait un articulet titré « Le rêve de Bismarck »
- Le texte que propose Rimbaud brocarde l’ennemi en maniant, comme il sait le faire déjà, l’art subtil et grossier de la caricature.

Rimbaud sentait déjà que la révolte germait à Paris : anti-prusienne mais aussi et surtout républicaine et socialiste. Le vieux chef qui s’assoupit, repu et engraissé, c’est aussi le bourgeois, l’archétype d’un monde à renverser.

Le texte :

Le rêve de Bismarck (Fantaisie)
- C’est le soir. Sous sa tente, pleine de silence et de rêve, Bismarck, un doigt sur la carte de France, médite ; de son immense pipe s’échappe un filet bleu.
- Bismarck médite. Son petit index crochu chemine, sur le vélin, du Rhin à la Moselle, de la Moselle à la Seine ; de l’ongle, il a rayé imperceptiblement le papier autour de Strasbourg : il passe outre.
- A Sarrebruck, à Wissembourg, à Woerth, à Sedan, il tressaille, le petit doigt crochu : il caresse Nancy, égratigne Bitche et Phalsbourg, raie Metz, trace sur les frontières de petites lignes brisées, — et s’arrête…
- Triomphant, Bismarck a couvert de son index l’Alsace et la Lorraine ! — Oh ! sous son crâne jaune, quels délires d’avare ! Quels délicieux nuages de fumée répand sa pipe bienheureuse !… Bismarck médite. Tiens ! un gros point noir semble arrêter l’index frétillant. C’est Paris. Donc, le petit ongle mauvais, de rayer, de rayer le papier, de ci, de là, avec rage, — enfin, de s’arrêter… Le doigt reste là, moitié plié, immobile.
- Paris ! Paris ! — Puis, le bonhomme a tant rêvé l’œil ouvert, que, doucement, la somnolence s’empare de lui : son front se penche vers le papier ; machinalement, le fourneau de sa pipe, échappée à ses lèvres, s’abat sur le vilain point noir…
- Hi ! povero ! en abandonnant sa pauvre tête, son nez, le nez de M. Otto de Bismarck, s’est plongé dans le fourneau ardent… Hi ! povero ! va povero ! dans le fourneau incandescent de la pipe…, Hi ! povero ! Son index était sur Paris !… Fini, le rêve glorieux !
- Il était si fin, si spirituel, si heureux, ce nez de vieux premier diplomate ! — Cachez, cachez ce nez !…
- Eh bien ! mon cher, quand, pour partager la choucroute royale, vous rentrerez au palais
- (lignes manquantes)
- Voilà ! fallait pas rêvasser ! Jean Baudry

Informations recueillies sur L’Union Champage-Ardennes-Picardie du 24 avril 2008

6 Messages de forum

  • L’inédit de Rimbaud est un faux ! 20 mai 2008 12:16, par Raphaël Zacharie de Izarra

    L’auteur d’un des coups montés les plus audacieux de ces dernières décennies s’est manifesté sous le pseudonyme (d’un goût douteux) de "Jean Daube Rit". De source indiscutable, l’imposture a été prouvée auprès d’un certain journaliste parisien collaborant à la rédaction d’une célèbre revue littéraire (et qui a préféré -on le comprend- garder l’anonymat). Le faux a été effectué grâce à la recomposition frauduleuse d’archives anciennes à l’aide de vieilles feuilles vierges (authentiques celles-là) ajoutées à la revue en question qui aurait été ensuite "retrouvée" chez un bouquiniste de Charleville-Mézières. Affaire à suivre...

    Piégé comme les autres, Nabe hier soir dans l’émission de Taddéi sur France 3 a pour la première fois lu ce faux à l’adresse de millions de crédules :

    LE RÊVE DE BISMARCK

    C’est le soir. Sous sa tente, pleine de silence et de rêve, Bismarck, un doigt sur la carte de France, médite ; de son immense pipe s’échappe un filet bleu.

    Bismarck médite. Son petit index crochu chemine, sur le vélin, du Rhin à la Moselle, de la Moselle à la Seine ; de l’ongle, il a rayé imperceptiblement le papier autour de Strasbourg : il passe outre.

    A Sarrebruck, à Wissembourg, à Woerth, à Sedan, il tressaille, le petit doigt crochu : il caresse Nancy, égratigne Bitche et Phalsbourg, raie Metz, trace sur les frontières de petites lignes brisées, et s’arrête…

    Triomphant, Bismarck a couvert de son index l’Alsace et la Lorraine !

    - Oh ! sous son crâne jaune, quels délires d’avare ! Quels délicieux nuages de fumée répand sa pipe bienheureuse !

    Bismarck médite. Tiens ! un gros point noir semble arrêter l’index frétillant. C’est Paris.

    Donc, le petit ongle mauvais, de rayer, de rayer le papier, de ci, de là, avec rage, enfin, de s’arrêter… Le doigt reste là, moitié plié, immobile.

    Paris ! Paris ! Puis, le bonhomme a tant rêvé l’œil ouvert, que, doucement, la somnolence s’empare de lui : son front se penche vers le papier ; machinalement, le fourneau de sa pipe, échappée à ses lèvres, s’abat sur le vilain point noir…

    Hi ! povero ! en abandonnant sa pauvre tête, son nez, le nez de M. Otto de Bismarck, s’est plongé dans le fourneau ardent… Hi ! povero ! va povero ! dans le fourneau incandescent de la pipe…, Hi ! povero ! Son index était sur Paris !… Fini, le rêve glorieux !

    Il était si fin, si spirituel, si heureux, ce nez de vieux premier diplomate !

    - Cachez, cachez ce nez !

    Eh bien ! mon cher, quand, pour partager la choucroute royale, vous rentrerez au palais

    Voilà ! fallait pas rêvasser !

    (Rimbaud)

  • Publication du texte intégral "Le rêve de Bismarck" avec un texte de Patrick Taliercio sur cette découverte dans la revue Agone à paraître vendredi 23 mai : http://atheles.org/agone/revueagone...

    • Paris, "le rêve de Bismarck" : un texte de Rimbaud retrouvé. 20 mai 2008 15:27, par Raphaël Zacharie de Izarra

      L’imposture est superbe !

      Raphaël Zacharie de Izarra

    • Un premier article suspect mais assez intriguant (reproduit ci-après) était apparu sur le NET à l’annonce de la découverte d’un texte inédit de Rimbaud :

      L’auteur d’un des coups montés les plus audacieux de ces dernières décennies s’est manifesté sous le nom d’emprunt "Jean Daube Rit" (presque anagramme douteux du pseudonyme adopté par le jeune Rimbaud lui-même "Jean Baudry"). De source indiscutable, l’imposture a été prouvée auprès d’un certain journaliste parisien collaborant à la rédaction d’une célèbre revue littéraire (et qui a préféré -on le comprend- garder l’anonymat). Le faux a été effectué grâce à la recomposition frauduleuse d’archives anciennes à l’aide de vieilles feuilles vierges (authentiques celles-là) ajoutées à la revue en question qui aurait été ensuite "retrouvée" chez un bouquiniste de Charleville-Mézières. Affaire à suivre...

      Piégé comme les autres, Nabe hier soir dans l’émission de Taddéi sur France 3 (le 19 mai 2008) a pour la première fois lu ce faux à l’adresse de millions de crédules !

      Cet article publié sur plusieurs sites officiels était demeuré anonyme.

      Puis dans un second temps le falsificateur -ou prétendu tel- s’est dévoilé dans les termes suivants à travers un autre article, dûment signé cette fois :

      Voilà : je suis l’auteur de cette imposture qui est en train de prendre des proportions énormes. J’en frémis d’horreur. Et d’aise. Je n’en suis pas à mon coup d’essai il est vrai : j’avais déjà fabriqué des faux documents littéraires à propos de Maupassant et de Hugo, pour ne parler que des plaisanteries un peu consistantes (publiées sur support papier "authentique", donc)... Bien entendu mes potacheries n’avaient jamais marché, du moins pas au point de déranger les cercles officiels. Jusqu’à ce que je m’essaye à un "faux Rimbaud". Cette fois la supercherie a été prise au sérieux, trop. Beaucoup trop, à hauteur inconsidérée de la folie furieuse des médias souvent prompts à s’emballer à la moindre alarme littéraire !

      Les seuls responsables sont les "spécialistes" crédules relayés par les journalistes pressés de vendre de l’information et non l’auteur de cette malicieuse falsification. Je ne me considère pas comme un faussaire au sens judiciaire du terme mais comme un aimable gredin qui a ouvert sa cage à plumes que le vent médiatique a emporté plus haut que prévu. La blague sera de toute façon utile : elle permettra de remettre les pendules à l’heure chez les prétendus spécialistes de Rimbaud.

      Pour la partie strictement littéraire la rédaction du texte "à la Rimbaud" fut l’étape la plus facile et la plus plaisante de l’entreprise. Un peu plus complexe -mais à la portée de tout bon faussaire un peu habile- fut de confectionner un faux matériel sur vieux papier. Le faire entrer ensuite dans un circuit classique afin de lui donner la "patine onirique" nécessaire à sa crédibilité (grenier de particulier, bouquiniste, antiquaires) à travers un protocole plausible ne demande pas une grande imagination, au contraire ! Découvert par un cinéaste sur les traces de Rimbaud (comme le hasard fait bien les choses, n’est-ce pas ?) le document fut fatalement récupéré "dans les règles de l’art". La presse n’avait plus qu’à prendre le relais.

      Et voilà comment un gentil farceur se retrouve avec une méchante affaire sur les bras !

      Raphaël Zacharie de Izarra raphael.de-izarra@wanadoo.fr 2, Escalier de la Grande Poterne 72000 Le Mans FRANCE Téléphone : 02 43 80 42 98 Freebox : 08 70 35 86 22

      Voir en ligne : Eclat de l’esprit, vérités féroces (esthétique subversive et vue olympienne)

  • Piège pour sots admirateurs d’auteurs connus

    Certains spécialistes et profanes ne se ridiculisent-il pas superbement en admirant avec des airs béats des écrits signés "Jean Baudry" ?

    Ce canular, si c’en est un selon les sceptiques, a un but : dénoncer l’imposture d’une certaine littérature. Imposture orchestrée par des éditeurs opportunistes sur des esprits faibles se croyant épris de belles lettres dans le dessein que l’on devine : fabriquer des mythes rentables. Plus grave : elle est relayée de manière insidieuse par l’Éducation Nationale à travers ses manuels scolaires étatiques, sans aucune place pour la réflexion critique, et ce dans l’intention inique et faussement démocratique de fabriquer de futurs bacheliers au rabais.

    Tout lecteur, averti ou non, sera influencé par la signature des textes qu’on lui soumettra officiellement sous noble reliure. Une nouvelle preuve éclatante avec l’affaire de l’inédit de Rimbaud ? Aux esprits sagaces de trancher. Les imbéciles qui se seront trompés, eux mériteront le blâme littéraire. Surtout si ce sont des spécialistes.

    Une simple signature -certes illustre mais une signature n’est pas une oeuvre- apparaissant au bas d’un texte médiocre (pseudonyme authentifié, agréé par les cercles littéraires officiels nécessairement infaillibles...) suffit pour que des lettrés tombent en pâmoison. Avec n’importe quel texte, pourvu qu’il soit sur un support "authentique" et signé d’une plume illustre, il est possible de faire passer un potache -ou pour être plus précis un IZARRA- pour un Rimbaud.

    Ho ! Cette divine ponctuation ! Ha ! Quel esprit ce Baudry ! Avez-vous vu madame cette pénétration dans l’ironie ! Ho ! Le nez de Bismarck ! Oh la la ! La moustache du teuton qui sert de virgule dans cette phrase-ci, quel génie ce Baudry, ne trouvez-vous pas ?

    Le test est concluant : lorsque l’on signe du nom d’un bel auteur connu n’importe quel mauvais texte écrit en cinq minutes, pourvu que le lectorat soit déjà bien conditionné par cette imposture que je dénonce, il applaudit. A l’inverse, lorsque l’on signe avec des noms d’inconnus des textes authentiques pris dans la Pléiade, ce même lectorat raille, peu conditionné qu’il est pour s’extasier devant des écrits d’auteurs non appris à l’école, donc parfaitement inconnus...

    Pour résumer, prenez des textes classiques peu connus du grand public, signez-les "Marcel Dupond", soumettez-les à des prétendus beaux esprits et écoutez les commentaires pleins d’âneries qu’ils ne manqueront pas de sortir... Dans le cas concret qui nous préoccupe, parce qu’un texte classique est signé du nom de votre "ennemi" (Izarra pour bien nommer celui qui vous ridiculise), cela suffit pour que vous perdiez subitement tout jugement esthétique : vous devenez curieusement incapables d’apprécier le texte en lui-même...

    Je suis heureux de prouver une nouvelle fois (de manière concrète et non théorique) que la sottise ambiante est à nos portes. La supercherie grandira certains esprits qui auront su rester critiques et ridiculisera les autres. Il est tout de même décevant de constater que mes contemporains sont d’incorrigibles naïfs, et en même temps je suis très satisfait que ma thèse sur l’imposture de la littérature tienne à ce point la route.

    Que le document soit un faux ou un vrai, le fait est anecdotique. Je suis là pour une affaire plus essentielle : ébranler certaines certitudes littéraires.

    (Voir mes articles sur l’imposture de la littérature sur mon blog : http://izarralune.blogspot.com/ )

    Raphaël Zacharie de Izarra

    Voir en ligne : Eclat de l’esprit, vérités féroces (esthétique subversive et vue olympienne)

    • 1 - REPONSE AUX JOURNALISTES

      Les journalistes ne cessent de me réclamer des preuves palpables accréditant la version "littérairement impopulaire" selon laquelle l’inédit de Rimbaud serait un faux. Mais quel genre de certitudes matérielles ? Les journalistes sont-ils des experts en vrais et faux documents ? Si des experts -des vrais- en analyse de feuillets on pu se laisser berner par un faux document, les pauvres journalistes y verront-ils plus clair du haut de leur courte plume ? D’ailleurs le document en question n’est plus en ma possession puisqu’il est actuellement entre les mains expertes des "experts", précisément...

      L’unique preuve concrète que ce document est un faux -ou un vrai- est à chercher... dans le document lui-même !

      Et pas ailleurs.

      Après, si des techniciens du papier ancien et des spécialistes de Rimbaud incompétents se font berner par ledit document et sont incapables de persuader définitivement et les journalistes et le grand public de leur unique, exclusive, étroite, obtuse vérité d’experts et d’exégètes, alors le doute qui nécessairement se renforce devient de plus en plus légitime. Tout expert devrait d’un docte mot, d’un seul, parvenir à imposer son incontestable vérité d’expert au profane désarmé...

      Sinon il est tout sauf un expert.

      Bref, si les tenants de la vérité tangible sont absolument certains de l’authenticité de ce prétendu trésor rimbaldien, pourquoi cette soudaine prudence dans les médias ? A cause certainement de la précédente affaire des faux carnets d’Hitler... Les savants pétris de certitudes rimbaldiennes ne devraient même pas se donner la peine de répondre à "l’hurluberlu" du Mans qui ose se dresser contre un mythe... Répondre, c’est alimenter la rumeur.

      Alors qu’ils se taisent !

      Et pendant ce temps, qu’on me laisse chanter ma version. Elle a au moins l’avantage d’élargir la vue des brebis pensantes qui préfèrent -saine attitude- prendre le risque d’écouter un son différent au lieu de bêler sottement avec le reste du troupeau.

      Raphaël Zacharie de Izarra

      2 - REPONSE A JEAN-JACQUES LEFRERE

      Monsieur l’éminent spécialiste de Rimbaud Jean-Jacques Lefrère me taxe d’hurluberlu dans le "Figaro Littéraire". C’est de bonne guerre. Il défend sa cause, n’est-ce pas légitime ? J’assume totalement les volées de bois vert que l’on me destine. Je m’expose au feu, il est naturel que j’en endure les effets. En outre le qualificatif "hurluberlu" est plutôt aimable. Bien entendu, pas question de m’attaquer aux personnes dans cette affaire. Le débat doit porter sur l’objet du délit littéraire, non sur les protagonistes. Chacun a le choix de ses armes : la vérité pour moi, la mauvaise foi pour les autres.

      Il va de soi que je respecte tous mes détracteurs, quels qu’ils soient. Avec férocité certes je continuerai à défendre ma version, mais dans les règles strictes de la courtoisie.

      Glorieux ou vaincu, déchu ou grandi, je saluerai avec la même flamme mes adversaires.

      L’esprit chevaleresque imprègnera toujours mon glaive izarrien.

      Raphaël Zacharie de Izarra


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mardi 20 mai 2008