Pour lutter contre la congestion urbaine et la pollution, le Sénat a adopté lundi soir un amendement permettant aux grandes agglomérations de plus de 300.000 habitant de tester pour trois ans le péage urbain.
Mais même si ce principe de taxer les véhicules transitant par un centre ville permet une réduction de la circulation et de la pollution locale, il fait toujours débat. On lui reproche de déplacer le problème à la périphérie de la zone concernée et d’instaurer une ségrégation financière, si le réseau de transports en commun n’est pas suffisamment performant.
En effet, la ville concernée doit être "dotée d’un plan de déplacements urbains approuvé prévoyant la réalisation d’un transport collectif en site propre".
"Concrètement", selon l’auteur de l’amendement Louis Nègre (UMP), "les automobilistes dissuadés d’utiliser leurs véhicules par la création du péage urbain doivent pouvoir utiliser, d’une part, des parking-relais en périphérie de la ville et, d’autre part, des bus, tramways, métro, dont la régularité est assurée".
D’autres répondent que justement, le péage urbain générerait une source de revenus non négligeable pour les collectivités soucieuses de mettre l’accent notamment sur les transports publics.
Pour que le péage urbain soit instauré, il faut que l’agglomération donne son accord. Pour l’instant, le maire de Paris n’y est pas favorable.
Le groupe UMP au conseil de Paris a tout de même demandé à Bertrand Delanoë de réaliser des études pour la mise en place d’un "écopéage" dans la capitale et son agglomération.
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A noter : Le STIF, syndicat des transports en Ile-de-France, vous donne la parole dès le 7 septembre sur vos déplacements en région francilienne. Un questionnaire (et des prix à gagner) est disponible sur le site www.pduif.fr

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