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Poutine à Paris : au menu, relations Russie-UE et économie


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Vladimir Poutine réserve à la France son premier grand déplacement à l’étranger, jeudi et vendredi, en tant que premier ministre.

Accompagné de plusieurs ministres et de chefs d’entreprise, il rencontrera jeudi François Fillon avant de dîner avec le chef de l’État Nicolas Sarkozy.

"Le président avait promis à Vladimir Poutine de le recevoir à Paris pour son premier déplacement à l’étranger" en tant Premier ministre, a expliqué l’Elysée.

Le porte-parole de M. Poutine, Dmitri Peskov, a précisé que le choix de la France pour cette première grande visite à l’étranger était "évidemment lié à la présidence française de l’Union européenne", qui débute le 1er juillet.

"En principe, le président conduit la politique extérieure, rappelle Alexeï Venediktov, le rédacteur en chef de la radio Echo de Moscou, mais Poutine veut garder une relation privilégiée avec les dirigeants du G8. Il a téléphoné au président Bush et le rencontrera pendant les JO de Pékin". "La période est cruciale pour la relation Union européenne-Russie", poursuit Alexeï Venediktov.

Les pays de l’Union européenne ont justement approuvé lundi, à trois jours de ce déplacement, le lancement de négociations avec Moscou sur un nouvel accord de partenariat stratégique UE-Russie, censé mettre fin à deux ans de crise. Les négociations autour de ce nouveau partenariat économique doivent être lancées fin juin au cours d’un sommet à Khanty-Mansiïsk, en Sibérie, juste avant la présidence française.

"Ce n’est pas dans la tradition russe qu’un Premier ministre se rende en visite d’Etat dans un autre pays. Le statut actuel de Poutine est extraordinaire pour la Russie", analyse le politologue Dmitri Orechkine, du centre d’études Merkator, selon lequel ce voyage vise à montrer que M. Poutine reste le meneur du tandem formé avec M. Medvedev.

"Pour nous, le chef c’est toujours Poutine", confiait récemment à l’AFP un haut responsable européen en visite à Moscou.

Pour Konstantin Simonov, directeur du Fonds de la sécurité énergétique nationale, M. Poutine va axer désormais ses visites à l’étranger sur l’économie, laissant les questions qui fâchent à son successeur au Kremlin. "Désormais, il pourra dire qu’il ne s’occupe pas de politique, que c’est du ressort du président".


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jeudi 29 mai 2008