Actualités Paris

Qualité de l’air intérieur des crèches à Paris


  • envoyer l'article par mail envoyer par mail

Après la révélation la semaine dernière de niveaux de pollution anormalement élevés dans des crèches, c’est aujourd’hui l’atmosphère respirée à l’intérieur des établissements scolaires qui suscite l’inquiétude de la secrétaire d’Etat à l’Ecologie.
Chantal Jouanno va lancer cette année une enquête dans 150 écoles ou crèches pour y mesurer la qualité de l’air intérieur et le type de polluants auxquels sont soumis quotidiennement les enfants.

À Paris, une étude est actuellement en cours pour tester la qualité de l’air intérieur dans 30 crèches de la capitale.

Christophe Najdovski, adjoint chargé de la petite enfance, s’est exprimé à propos des efforts fournis par la Ville de Paris.

Dans son communiqué, il rappelle que a qualité de l’air intérieur des établissements d’accueil de la petite enfance est une préoccupation constante de la municipalité parisienne.
La municipalité parisienne, consciente de l’enjeu que représente la qualité de l’air intérieur et soucieuse de garantir la santé des enfants accueillis dans ses structures, a engagé le secteur de la petite enfance dans une démarche de haute qualité environnementale tant dans la conception des nouvelles crèches (inaugurée avec la crèche Hérold en 2007), dans l’usage quotidien des bâtiments que dans les critères d’acquisition du mobilier ou de passation des marchés de nettoyage au niveau de la qualité des produits d’entretien.

La qualité de l’air intérieur est recherchée dès la conception des structures d’accueil :

Dans le choix des terrains :
-en évitant les sites à proximité de grands axes de circulation,
-en faisant réaliser des mesures de qualité d’air sur de longues périodes en cas de doute,
-en orientant les locaux des enfants sur des voies calmes ou vers le coeur des îlots,
-en introduisant de plus en plus de traitement végétal dans les espaces extérieurs.

Dans la qualité de la ventilation :
-conception de la ventilation naturelle en assurant des ouvrants en quantité et dimensionnement suffisants dans chacun des locaux,
-en localisant les prises d’air neuf en dehors des zones polluées,
-par une ventilation mécanique afin que les débits d’air soient adaptés à chacune des activités (pour maîtriser également confort et économies d’énergie) et qu’une distribution saine de l’air neuf soit assurée.

Dans le choix des matériaux de construction :
-en écartant les matériaux engendrant des émissions chimiques (composés organiques volatils et formaldéhydes),
-en favorisant des matériaux naturels,
-en portant une attention particulière sur les revêtements intérieurs, les colles et les peintures (il faut souligner que cette vérification est tributaire de l’étiquetage des matériaux de constructions qui ne sera malheureusement obligatoire qu’à partir de 2012 (Grenelle 2).

En outre, un rappel de bonne pratique de l’espace et de la nécessité d’ouvrir régulièrement les fenêtres est demandé régulièrement par les professionnels de la PMI aux responsables d’établissement.

Enfin, dans les marchés passés par la Ville que ce soit pour l’acquisition de mobilier, de jouets ou les produits d’entretien pour les marchés de ménage, des clauses environnementales ont été incluses, insistant sur l’impact environnemental des produits et leur sécurité sanitaire, excluant notamment les produits contenant des éthers de glycol ou des dérivés du benzène.

Ces différentes mesures illustrent le virage pris par la Ville de Paris pour améliorer la qualité de l’air intérieur dans les crèches. Pour autant, la municipalité n’oublie pas l’ampleur de la tâche restant à accomplir. C’est pourquoi elle entend évaluer les besoins et les mesures prises dans ce domaine. Elle participe ainsi à une vaste enquête épidémiologique portant sur une cohorte de nouveaux-nés, concernant les relations entre facteurs environnementaux et santé respiratoire.


Pour être informé de nos dernières actualités inscrivez-vous gratuitement à notre "Lettre d'information Paris "


mardi 31 mars 2009