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Quels autres choix laissons-nous au bord de la route en privilégiant la voiture électrique ?


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© René Trégouët
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Pour essayer de débroussailler cette délicate question, nous avons questionné Monsieur René Trégouët. Sénateur honoraire, fondateur du Groupe de Prospective du Sénat, il est depuis longtemps très au fait des recherches effectuées à travers le monde en ce domaine.

Son premier sentiment est qu’il ne faudrait certainement pas abandonner les recherches en profondeurs sur les énergies véritablement propres ni oublier que cet objectif est universel et non strictement national.

On peut se soucier de ce qu’un lobbying favorable au pétrole considère qu’avec la voiture électrique, dans un premier temps, « on finisse par s’y retrouver » dans la mesure où, majoritairement la production actuelle de l’électricité emprunte la voie du pétrole.

Nous pensons que l’électricité utilisée devra être à terme absolument propre. En Allemagne Mercedes comme d’autres motoristes au Japon investissent et travaillent avec ardeur sur l’option hydrogène. Ils n’ont pas voulu s’arrêter à cette étape de la voiture électrique, dont au début le bilan CO2 global sera probablement moins bon que celui de certains moteurs thermiques améliorés.

Pour le stockage de l’énergie, l’électricité est pénalisée par le poids de la batterie. Le réservoir d’hydrogène en revanche ne pèsera que quelques centaines de grammes. Au début, il présentera le risque d’une bombe dans certaines conditions extrêmes, jusqu’à ce que l’hydrogène puisse être stocké dans des nano-particules, sorte de microbilles de verre segmentant la réserve en de multiples nano-réserves d’hydrogène isolées et indépendantes les unes des autres. Cette technologie serait mise au point vers 2015-2020.

L’hydrogène peut être obtenue, dans un premier temps, à partir du pétrole. Notre problème à ce stade ne paraît pas encore résolu. L’intérêt réside dans l’étape suivante, quand l’hydrogène est obtenue, deuxième génération, par craquage de l’eau. De l’eau au début, de l’eau à la fin. Des réserves inépuisables.

Autre voie : les moteurs utilisant des agro-carburants. La 1ère génération est bâtie sur une erreur puisque la filière agricole est fortement polluante, en CO2 comme en produits chimiques, tout au long de sa chaîne. La deuxième est en amélioration car elle s’alimente de déchêts végétaux. Encore faut-il les recueillir... Le Brésil en ayant fait ce choix coupe son marché à nos motoristes.

Le gaz ? C’est encore un dérivé du pétrole. Une fausse impression que l’on pollue moins alors que le bilan CO2 n’est pas fameux...

N’oublions pas que d’autres voies productrices d’énergie et peu citées mériteraient tout autant voire davantage de l’être parce qu’elles s’appuient sur des ressources inépuisables : énergies marée-motrices, solaire, et air comprimé par exemples.

Allez visiter le site de Monsieur Trégouët (www.tregouet.org/) dont la lettre hebdomadaire gratuite www.tregouet.org/rubrique.ph.... J’image que vous ne serez pas déçus.

Sur ce sujet, lire aussi le Numéro 1 de terraeco, le magazine du développement durable de mars 2009 : Mais où est passée la voiture verte ? .

Cette série d’articles sur la voiture (moyen de déplacement égoïste, polluant et décrié, sur ses aspects pratiques, ludiques, philosophiques, sur les types de véhicules de carburation, les rencontres, le piège fiscal que représente la voiture) accueille vos suggestions. Elles seront étudiées à la loupe et susceptibles d’enrichir cette rubrique. A bientôt, andre.balbo@wanadoo.fr

A noter : Le STIF, syndicat des transports en Ile-de-France, vous donne la parole depuis le 7 septembre sur vos déplacements en région francilienne. Un questionnaire (et des prix à gagner) est disponible sur le site www.pduif.fr


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mardi 13 octobre 2009