Pendant que des centaines de milliers de personnes avançaient dans les rues de Paris et dans toute la France pour manifester contre les régimes spéciaux, la loi Pécresse, les réductions d’effectifs et défendre le pouvoir d’achat, les salaires, le chef de l’Etat s’est exprimé, mardi 20 novembre, devant le 100e congrès de l’Association des maires de France pour défendre ses réformes et pour inviter les salariés de la SNCF et de la RATP à mettre un terme à la grève.
Pour Nicolas Sarkozy, "il faut savoir terminer une grève lorsque s’ouvre le temps de la discussion". "La grande majorité des salariés de la RATP et de la SNCF et la quasi-totalité de ceux de GDF et d’EDF ont repris le travail. Désormais, l’esprit de négociation doit l’emporter sur l’esprit de confrontation. Ceux qui veulent travailler et qui sont de loin les plus nombreux doivent pouvoir le faire librement. Une petite minorité ne saurait imposer sa loi à une majorité, ni dans les services publics, ni dans les universités, ce qui est un comble", a-t-il déclaré.
Nicolas Sarkozy a promis, dans quelques jours, "d’autres initiatives pour répondre à l’angoissante question du pouvoir d’achat, de la croissance et de l’emploi".
Il a également déclaré que la loi Pecresse sur l’autonomie des universités serait maintenue. Il a cité cette réforme comme l’une de celles qu’il estime nécessaires pour la France.
"La France a besoin des réformes pour relever les défis que le monde lui impose (...) Que nul n’en doute. Ce qui doit être fait sera fait. Ce qui doit être accompli sera accompli. Les Français m’ont élu pour cela, je ne trahirai pas leur confiance. J’irai jusqu’au bout de mes engagements", a insisté le président.
On attend avec impatience l’issue dans les négociations qui s’ouvrent aujourd’hui sur les régimes spéciaux de retraite. Et biensûr le discours télévisé du Président, prévu jeudi ou vendredi, pour "rassurer" les français!

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