Catherine Lenne, l’une des comédiennes de la troupe, nous raconte la pièce et l’aventure.
Ici, elle présente elle-même le sujet de la pièce :
L’argument de la pièce :
Sept personnages aux prises avec leurs sentiments, leurs désirs, leurs difficultés à s’entendre. Trois couples comme trois moment de la vie amoureuse : la rencontre, la crise, l’abnégation. Et une femme seule, écho du désir incontrôlé, encombrant.
A propos de la naissance du projet :
Le texte est à la fois drôle et émouvant. En tout cas, il fonctionne et l’on s’y reconnaît car il est travaillé dans une dimension collective. La mise en scène présente la pièce comme une pièce collective. En ce sens, les couples ne sont pas isolés les uns des autres, dans une suite de numéros réalistes séparés par des noirs.
Au contraire, l’amour est un drame collectif et universel, donc tous les personnages restent sur scène pendant la totalité de la pièce. On les voit dans un décor épuré, réduit au strict nécessaire pour les montrer assis à une table de café, au lit en avant-scène ou dans un canapé rouge, rappelant l’intimité de la chambre et habile accessoire dans lequel certains personnages disparaissent soudainement.
A cette scène noire et sans rideau, s’ajoute l’habillage de lumières, prenant part au décor et utilisée habilement pour permettre l’enchaînement des scènes par l’éclairage successif des personnages. La lumière suit les personnages en action et paroles, les autres les observent. A l’image du public dans la salle, l’acteur reste dans son rôle même dans l’ombre.
Catherine Lenne nous parle de la mise en scène d’Hocine Choutri :
Parmi les différents épisodes, certains sont savoureux de drôlerie, notamment la scène du lendemain de la première nuit. Après les ébats amoureux, les complications de la réalité et les petits travers humains resurgissent tout naturellement et viennent tempérer quelque peu le romantisme du moment : la jeune fille veut un chocolat et des choco pops alors qu’on lui propose thé ou café avec corn flakes, précise qu’elle n’est pas du matin « la nuit tant que tu veux mais alors, j’suis vraiment pas du matin », le tout en ajoutant qu’elle est très facile à vivre. D’autres scènes sont plus tragiques ou mêlent le poétique au pathétique. On voit une femme qui traîne littéralement son ennui derrière elle et un mari qui a perdu sa libido « mais quand l’as-tu perdu ? Tu t’en sers si peu… »
Le tout fait mouche et nous rappelle que l’amour, c’est pas évident, depuis les classiques jusqu’aux contemporains…
Un coup de pouce vers le succès...
La Manufacture des Abbesses
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