Le ministère de la Santé lance un message d’alerte au sujet d’un nouveau modèle d’appareil mobile à destination des enfants âgé de 4 à 10 ans.
"L’hypothèse d’un risque ne pouvant être complètement exclue, une approche de précaution est justifiée", met en garde la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, dans un communiqué publié mercredi 2 janvier.
Le Mo1 est un téléphone portable destiné aux enfants de 6 ans et plus. Ce mobile simplifié, avec seulement 7 touches, est actuellement en vente dans des magasins de jouets au prix de 99 euros. Alors que, selon les experts, le portable serait plus dangereux pour les enfants. Le ministère français de la Santé invite les parents à la "prudence et au bon usage dans leurs achats et l’utilisation de tels dispositifs", rappelant qu’il est conseillé un usage modéré du téléphone mobile, notamment aux enfants, "plus sensibles étant donné que leur organisme est en cours de développement".
"Aucune preuve scientifique ne permet de démontrer aujourd’hui que l’utilisation des téléphones mobiles présente un risque notable pour la santé", mais plusieurs études scientifiques mettent en évidence la possibilité d’un risque faible d’effet sanitaire après utilisation intense et de longue durée (plus de dix ans) des téléphones mobiles.
Après des études sur la téléphonie mobile et la santé, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale (AFSSE) conseille de limiter l’exposition de vos enfants au niveau le plus bas possible. C’est-à-dire, soit limiter le temps des communications, soit leur acheter ou veiller à ce qu’ils achètent un téléphone à faible niveau DAS, que vous pouvez connaître lors de l’achat du téléphone. Ce niveau est en fait la quantité d’énergie absorbée par un utilisateur de téléphone. Une mesure évaluée d’après plusieurs expériences scientifiques.
Selon les experts, les enfants de moins de 9 ans ne devraient pas avoir de téléphone mobile. Car ils ont un crâne moins épais et donc perméable aux ondes des portables.
Des associations s’opposent à sa distribution. Elles espèrent même le faire retirer de la vente, comme elles l’avaient fait avec les deux modèles précédents de mobiles pour enfants. Les associations doivent rencontrer la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, le 15 janvier pour demander l’interdiction de la vente de portables aux enfants.

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