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Vélib’ : Paris va lancer une "campagne d’information antivandalisme"


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Le système Vélib’, lancé en juillet 2007 connaît depuis, un très grand succès populaire, jamais démenti.
Avec 170 000 abonnés et plus de 41 millions de trajets effectués depuis sa mise en service, Vélib’ répond aux besoins de déplacements de nombreux Parisiens et visiteurs qui y voient une manière moderne et adaptée, d’appréhender la ville.

La Ville de Paris a choisi, dès l’origine, de privilégier un système d’ampleur inédite, avec plus 1 400 stations et près de 20 000 vélos en libre service. À partir du printemps, le service sera même étendu en banlieue où une trentaine de villes accueilleront 3 300 vélos supplémentaires.

Ce succès s’est accompagné d’un phénomène de vandalisme important sur les vélos mis à disposition.

La société prestataire du service Vélib’, la SOMUPI, filiale du groupe JCDecaux, a alerté la Ville sur ce niveau de dégradations important au cours de l’été 2008. C’est pourquoi des discussions entre la Ville et son prestataire ont déjà donné lieu à la signature, le 18 juillet 2008, d’un avenant au contrat par lequel la Ville a accepté de partager une partie des conséquences financières de ce vandalisme important et non prévu.

Selon une information révélée aujourd’hui par Le Parisien, JC Décaux aimerait que la Ville de Paris partage la facture.
JC Décaux estime aujourd’hui que le contrat qui le lie à Paris est déséquilibré : "C’est simple : toutes les recettes sont pour la Ville de Paris, toutes les dépenses sont pour nous", explique Rémi Pheulpin, directeur général de l’entreprise : "L’ampleur du vandalisme n’était pas prévisible, poursuit-il. Elle est telle qu’une entreprise privée ne peut pas l’assumer toute seule, d’autant qu’il s’agit également d’une problématique d’ordre public. Si nous voulons que le dispositif du Vélib’ soit pérenne, il faut revoir son modèle économique."

Pour Rémi Pheulpin’, l’une des solutions au vandalisme pourrait être la fermeture des stations à problèmes. Rémi Pheulpin évoque la station du Parc floral, dans le bois de Vincennes : "Il y a quelques jours encore, on y a retrouvé quatre Vélib’ volés et deux pliés…"
Selon un employé de Cyclocity, les stations où les dégradations les plus fréquentes sont situées dans le centre de Paris, autour du Forum des Halles, près de Montparnasse, Pigalle et aux Buttes-Chaumont.

A l’Hôtel de Ville, l’adjointe de Bertrand Delanoë en charge des transports, Annick Lepetit envisage plutôt une "campagne d’information antivandalisme".
Une campagne d’information est en cours d’élaboration afin d’inciter les Parisiens et les usagers à mieux respecter ce bien commun qu’est Vélib’. Avec un coût d’usage très bas et un niveau de service très élevé, Vélib’ constitue une offre de déplacement que les citoyens ont totalement adoptée. "Chacun doit donc faire preuve de civisme pour que ce service continue à bénéficier au plus grand nombre".


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lundi 9 février 2009