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William Blake au Petit Palais


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Du 2 avril au 28 juin 2009

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L’exposition William Blake, la première rétrospective de l’artiste à Paris, donne l’occasion de présenter l’oeuvre « globale » de cet artiste mythique.
Quelques cent cinquante dessins, gravures, enluminures, livres et aquarelles, exceptionnellement prêtées par les principaux musées d’outre manche, affirment l’intensité de son inspiration, applaudie en France par André Gide avant André Breton et les surréalistes. Près de deux siècles après sa mort, William Blake est le plus célèbre mais aussi le plus secret des génies d’Outre-Manche. Tout à la fois poète, graveur et peintre, Blake s’est opposé à nombre de ses compatriotes, en particulier son aîné Reynolds (né en 1723) avant son cadet Turner (né en 1775), tellement ses livres visionnaires (dont Le Mariage du Ciel et de l’Enfer, 1790-1793) ont heurté les sensibilités et bouleversé les canons académiques du temps, tant par le mot que par le trait.

Mieux qu’aucun autre, Blake exprime l’inspiration hallucinée propre au romantisme anglais.
Son oeuvre est riche d’une symbolique où se réfléchissent les derniers feux des Lumières et la secrète alchimie d’une société britannique en pleine mutation.

Blake doit sa célébrité à ses manuscrits enluminés dont le graphisme tendu est rehaussé d’un chromatisme puissant. La parfaite réponse du verbe et de l’illustration, la poésie onirique des images, comme sa palette résolument neuve, cristallisent les éblouissements d’un oeil visionnaire. A l’instar de Newton, l’une de ses plus célèbres compositions, Blake inscrit l’homme dans un cercle céleste au milieu des nuées, le mesure et se mesure à l’univers cosmique à l’aune d’un compas.

Intransigeant, excentrique, solitaire, Blake proclame avec éclat son exaltation passionnée. Il privilégie jusqu’au vertige le trait néoclassique pour nourrir les pages les plus héroïques de la Bible et de Shakespeare comme de Milton et de la Divine Comédie de Dante.

« L’inspiration et la vision étaient, sont et seront toujours,j’espère, mon Elément, mon Refuge éternel », William Blake.

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*Les musées britanniques : Fitzwilliam Museum (Cambridge), British Museum,British Library, Tate, Victoria & Albert Museum (Londres), City Art Gallery (Birmingham), National Gallery of Scotland (Edimbourg), University Library (Glasgow), City Art Gallery et Whitworth Art Gallery (Manchester), Bodleian Library (Oxford)

Death of the Strong Wicked Man
La Mort du mauvais homme
1805
Plume, encre noire, aquarelle
202 x 255 mm
Musée du Louvre
Don de la société des Amis du Louvre, 2006
© RMN / Thierry Le Mage


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vendredi 3 avril 2009