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Carnaval des Femmes 2025 à Paris

Les Reines en fête !

lundi 17 mars 2025, par Christian Frank

Le printemps s’annonce festif dans la capitale ! Dimanche 6 avril 2025, le Carnaval des Femmes – aussi appelé Fête des Reines des Blanchisseuses – fera son grand retour dans les rues de Paris. Presque un mois après le célèbre Carnaval de Paris, cette joyeuse parade met les femmes à l’honneur dans une ambiance haute en couleur, musicale et conviviale. Préparez-vous à vivre un défilé plein de bonne humeur qui perpétue une tradition parisienne du 19e siècle tout en célébrant les femmes d’aujourd’hui !

Détails pratiques : date, horaires, lieu de départ et parcours du carnaval des femmes 2025

Notez la date : le Carnaval des Femmes 2025 aura lieu le dimanche 6 avril 2025 à Paris. Le rendez-vous est donné dès 13h sur le terre-plein central de la Place du Châtelet (1er arrondissement), point de départ du cortège. Les participantes et participants commenceront à se rassembler en début d’après-midi pour se préparer et admirer les costumes.
Le défilé s’élancera vers 14h30-15h une fois tout le monde prêt, puis sillonnera les rues du centre de Paris pendant plus de deux heures.

Le parcours du carnaval empruntera les rues emblématiques du quartier du Marais. Après le départ au Châtelet, le cortège descendra le boulevard de Sébastopol (sur la voie bus) avant de bifurquer dans le cœur de Paris vers la rue Pierre Lescot, puis rue des Ours, la rue Saint-Martin, la rue Saint-Merri et les rues du Temple et Rambuteau.
La déambulation se poursuivra par la rue des Francs-Bourgeois et la rue Vieille-du-Temple, en plein milieu de ce quartier historique, avant de rejoindre la rue de Rivoli jusqu’à la Place Baudoyer et l’Hôtel de Ville, où la dispersion est prévue vers 18h. Autrement dit, de 15h à 18h, attendez-vous à voir passer costumes flamboyants, musique et confettis dans tout le centre de Paris !

Qui peut participer au Carnaval des Femmes et comment s’y préparer ?

Tout le monde peut participer à ce carnaval pas comme les autres, à condition de respecter l’esprit de la fête ! Le Carnaval des Femmes est un événement libre, ouvert à tous, bénévole et gratuit. Aucune inscription n’est nécessaire : il suffit de se pointer au lieu de rendez-vous, idéalement un peu avant le départ, en tenue de carnaval.
Tradition oblige, les femmes sont invitées à se costumer en reines d’un jour – sortez vos plus belles robes, couronnes, tenues de princesse ou d’aristocrate décalée, ou tout autre déguisement festif qui vous fait plaisir. Les hommes sont les bienvenus également, à condition de jouer le jeu… en se déguisant en femmes ! Eh oui, messieurs, le mot d’ordre de la Mi-Carême est clair : « les femmes en reines, les hommes en femmes ». C’est l’occasion de vous glisser dans une robe, une perruque ou un costume féminin extravagant et de rejoindre la fête dans la bonne humeur.

Aucune tenue imposée strictement, l’important est de venir déguisé et d’afficher un esprit joyeux. Chaque année, un thème est suggéré par les organisateurs, cette année le thème est amour, paix et joie, mais vous êtes libre de le suivre ou non. L’essentiel est que le cortège soit coloré et diversifié : costumes traditionnels, habits folkloriques, tenues humoristiques, maquillage artistique, tout est permis tant que c’est festif !
Pensez à préparer votre costume à l’avance, et n’hésitez pas à inviter des amis pour former un petit groupe costumé – c’est encore plus amusant de défiler à plusieurs. Si vous comptez marcher tout le long du parcours, prévoyez des chaussures confortables, une bouteille d’eau et pourquoi pas quelques confettis ou instruments de musique pour participer à l’ambiance sonore. Et bien sûr, votre enthousiasme sera votre meilleur accessoire !

Où voir le carnaval des femmes 2025 : rues principales et lieux d’animation

Spectateurs, spectatrices, ce carnaval vaut aussi le coup d’œil même si vous ne défilez pas. Pour admirer le cortège, plusieurs points stratégiques s’offrent à vous le long du parcours.
Place du Châtelet, dès 13h-14h, vous pourrez voir affluer les participants en costumes et ressentir l’effervescence juste avant le départ : idéal pour prendre des photos des groupes hauts en couleur et des derniers préparatifs. Le départ à 15h promet un moment fort en musique et en énergie sur cette place centrale.
Ensuite, dirigez-vous le long du boulevard de Sébastopol pour voir passer le défilé dans un cadre assez large (le cortège emprunte la voie de bus, laissant les trottoirs aux spectateurs).
Le carnaval traversera ensuite le Marais, l’un des quartiers les plus vivants de Paris : les rues des Francs Bourgeois et Vieille du Temple, en particulier, seront des lieux parfaits pour voir de près les costumes dans l’ambiance pittoresque du vieux Paris. Ces rues promettent un beau spectacle, au cœur du Marais historique.
Enfin, le retour vers la rue de Rivoli donnera une scène plus grandiose au cortège en fin d’après-midi. Aux alentours de la place Baudoyer et de l’Hôtel de Ville, il y aura sans doute du monde pour acclamer les reines d’un jour.

Histoire et origines du Carnaval des Femmes : la tradition des blanchisseuses

Le Carnaval des Femmes puise son origine dans une ancienne tradition parisienne, celle de la Mi-Carême.
Qu’est-ce que la Mi-Carême ? Au milieu du Carême (période de jeûne entre Mardi Gras et Pâques), les Parisiens du passé s’accordaient une pause festive. Dès le 18e siècle, cette fête de mi-parcours est l’occasion de réjouissances populaires où certaines corporations organisaient leur propre carnaval. Parmi elles, les blanchisseuses – ces lavandières qui travaillaient d’arrache-pied dans les lavoirs de la capitale – se sont illustrées par leur ferveur et leur créativité.
Chaque année, lors de la semaine de la Mi-Carême, les blanchisseuses de Paris élisaient une reine dans chaque lavoir, puis une Reine des reines parmi les élues. Cette reine d’un jour, symbole de toutes les blanchisseuses, était mise à l’honneur et menée en cortège dans la ville.

Au 19e siècle et au début du 20e, la Fête des Blanchisseuses de la Mi-Carême était un rendez-vous très attendu à Paris. Les “reines” couronnées parcouraient les rues juchées sur des chars fleuris, accompagnées de leurs collègues en habits festifs. On assistait à de joyeux défilés où les rôles sociaux étaient inversés le temps d’une journée : ces travailleuses acharnées devenaient des princesses, acclamées par la foule, dans un carnaval dédié à leur fête. Après le cortège, la tradition voulait que la célébration se prolonge en musique et en danse, souvent dans une guinguette, jusqu’au bout de la nuit ! Cette coutume mettait en avant la solidarité féminine et offrait aux blanchisseuses un rare moment de gloire et de divertissement.

Comme le grand Carnaval de Paris, le cortège des blanchisseuses est tombé en désuétude au fil du 20e siècle, notamment après la Seconde Guerre mondiale. Il aura fallu attendre le début du 21e siècle pour voir renaître cette tradition oubliée. Depuis 2009, sous l’impulsion d’amoureux du carnaval et de la tradition parisienne (notamment l’association Cœurs Sœurs présidée par Ilham Mouhid), le Carnaval des Femmes revit chaque année à Paris. Ce “cortège des Reines de la Mi-Carême” moderne reprend le flambeau des anciennes blanchisseuses : on n’élit plus de reine officielle, mais toutes les participantes sont invitées à se sentir reines le temps d’une journée. En réinventant cette fête d’antan, Paris a renoué avec son patrimoine festif et populaire.


Un carnaval féministe et une mise en avant des femmes dans l’espace public

Au-delà du folklore historique, le Carnaval des Femmes porte aujourd’hui un message fort et actuel : il célèbre la place des femmes dans l’espace public de façon joyeuse et positive. En 2025, à l’heure où l’égalité femmes-hommes et le féminisme occupent une place centrale dans les débats de société, cette parade offre un éclairage original sur la visibilité des femmes. Ici, pas de revendications politiques explicites ni de slogans militants, mais un acte symbolique : pendant un après-midi, les femmes mènent la danse, ce sont elles les reines qu’on admire et qu’on applaudit dans la rue. Le fait de faire déguiser les hommes en femmes renverse les rôles de manière ludique, montrant que tout le monde peut goûter à la féminité et que les femmes, elles, n’ont besoin de personne pour occuper le devant de la scène.

Ce carnaval revisité peut ainsi être vu comme un clin d’œil féministe : il met en avant la solidarité féminine (héritée des blanchisseuses d’antan) et promeut l’inclusion. Chacun est invité à participer, quel que soit son genre, du moment qu’il respecte la règle du jeu qui place les femmes au centre.