L’église Saint-Germain-des-Prés garde la mémoire d’une abbaye fondée au VIe siècle. Elle permet d’observer plusieurs étapes de l’architecture religieuse au même endroit : la tour-porche des environs de l’an mil, la nef romane et le chœur du XIIe siècle.
Les traces d’une abbaye
Le sanctuaire appartient à l’histoire du royaume mérovingien et de ses lieux de sépulture. Les reconstructions médiévales ont ensuite transformé l’église. Le passage de la nef au chœur montre la rencontre de formes romanes et gothiques ; les chapiteaux invitent à ralentir pour regarder la sculpture.
L’abbaye fut également un foyer de travail intellectuel, associé notamment aux bénédictins Mabillon et Montfaucon. La Révolution interrompit la vie monastique et entraîna la dispersion ou la destruction d’une partie des bâtiments. L’église actuelle ne doit donc pas être confondue avec l’ensemble de l’ancienne abbaye.
Flandrin et le décor du XIXe siècle
Le regard est aussi attiré par les peintures murales d’Hippolyte Flandrin, réalisées au XIXe siècle dans le cadre de la restauration conduite avec Victor Baltard. Leur ampleur et la place donnée à la couleur font de l’intérieur un ensemble très différent de la seule silhouette médiévale du clocher.
Les campagnes de restauration ont rendu leur lisibilité à ces décors. Les images présentées par la Ville aident à repérer les compositions avant de les observer dans l’église. Dans la chapelle Saint-Symphorien, l’intervention contemporaine de Pierre Buraglio ajoute une autre époque à la lecture du lieu.
Pour les visites et l’accueil, consulter la fiche patrimoniale du Diocèse. La Ville présente les décors restaurés de Flandrin. La découverte reste à organiser en tenant compte des célébrations.
Texte historique : Expositions. Actualisation documentaire : eVous.