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Sainte-Élisabeth de Hongrie : du couvent aux bois sculptés

vendredi 6 novembre 2026, par Christian Frank

Rue du Temple, une ancienne chapelle conventuelle abrite un remarquable ensemble de panneaux sculptés venus de l’abbaye Saint-Vaast d’Arras.

Au 195 rue du Temple, dans le 3e arrondissement, Sainte-Élisabeth de Hongrie conserve une partie de l’histoire d’un ancien couvent de tertiaires franciscaines. Marie de Médicis pose la première pierre en 1628 ; l’église est consacrée en 1646 par le futur cardinal de Retz.

Du couvent à l’église paroissiale

Désaffectée pendant la Révolution, la chapelle retrouve le culte au début du XIXe siècle. Il faut distinguer la création de la paroisse en 1802 et l’installation dans l’église rendue au culte en 1809. Cette différence explique les deux dates rencontrées dans les histoires du lieu.

L’édifice est agrandi par Étienne-Hippolyte Godde en 1825. Ses transformations ont donné à l’intérieur une physionomie différente de celle de la première chapelle conventuelle. L’église est aussi liée à l’ordre de Malte et à l’histoire de la communauté catholique chinoise de Paris.

Les panneaux sculptés du déambulatoire

Le déambulatoire conserve un ensemble de cent panneaux sculptés du XVIe siècle, provenant des stalles de l’abbaye Saint-Vaast d’Arras. Les scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament se découvrent comme une suite d’images dans le bois. La notice diocésaine signale également les décors du XIXe siècle et l’orgue romantique de Louis Suret, daté de 1853.

L’histoire publiée par la paroisse précise les étapes du bâtiment et de ses communautés. La notice d’Art, Culture et Foi présente les œuvres et renvoie vers les informations d’accueil. La découverte se fait dans un lieu de culte, en tenant compte des célébrations.

Texte historique : Nicole, Adele. Actualisation documentaire : eVous.