L’église Saint-Roch est traditionnellement associée à la paroisse des artistes. Sépultures, monuments et hommages y rappellent de nombreuses personnalités : André Le Nôtre, Pierre Corneille, l’amiral Duguay-Trouin, Denis Diderot, l’abbé de L’Épée ou Jean Honoré Fragonard. Ces liens avec l’histoire de l’église ne signifient pas que les dépouilles de tous ces personnages y reposent aujourd’hui.
Elle est située en plein cœur de Paris, entre la Place Vendôme et le Palais Royal, non loin du Jardin des Tuileries. De la chapelle Sainte-Suzanne bâtie sur son emplacement en 1521, Étienne Dinocheau fit en 1577 une grande église qu’il dédia à Saint Roch. Après quelques péripéties, un nouvel édifice fut érigé, toujours à la même place. C’est Louis XIV qui en posa la première pierre, le 23 mars 1653, accompagné par sa mère, Anne d’Autriche.
Le corps de l’église est élevé de 1653 à 1690 sur les plans de Jacques Le Mercier. La façade est une étape plus tardive : Robert de Cotte la dessine pour le chantier de 1736-1738. Au nord, la chapelle de la Vierge, due à Jules Hardouin-Mansart, est construite de 1706 à 1710. Étienne-Louis Boullée prolonge cette succession d’espaces avec la chapelle du Calvaire en 1754, remaniée au XIXe siècle. Ces campagnes expliquent la diversité du décor, enrichi aussi de tableaux et monuments provenant d’églises disparues. L’histoire publiée par la paroisse détaille ces étapes.
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A contribué à cet article : Pauline Soulat, André Balbo