Une mairie du Second Empire
En édifiant la mairie sur un plan trapézoïdal, l’architecte Antoine-François Gancel a tiré parti de sa situation à la convergence de plusieurs rues. L’édifice est mis en valeur par la place Léon Blum, qui contribue à la reconnaissance de cet immeuble pour abriter l’autorité communale.
Construite entre 1862 et 1865, la mairie du XIe arrondissement appartient aux édifices municipaux construits durant les grands travaux du Second Empire.
Elle fit l’objet de l’attention particulière du Baron Haussmann, préfet de la Seine, qui voulait en faire un modèle d’architecture municipale.
Sa façade est rythmée par des baies en plein cintre et des cariatides sculptées par Henry-Charles Maniglier. Des figures enfantines encadrent les armes de la Ville. La présence d’une horloge et d’un campanile fait référence au village, dont l’arrondissement se veut, en quelque sorte, « une métaphore ».
La distribution des différentes salles prend en compte la diversité des prérogatives municipales, en offrant des bureaux administratifs et une salle des mariages qui possède une grande cheminée en marbre et pierre, et un plafond à compartiments reposant sur une corniche décorée de modillons.
Le décor de Victor Prouvé
La salle des fêtes présente un décor peint entre 1898 et 1907 par Victor Prouvé (1858-1943), figure de l’École de Nancy et successeur d’Émile Gallé à la tête de ce mouvement artistique. Intitulé Séjour de paix et de joie, il évoque la jeunesse, l’amour et le bonheur.
Un escalier monumental mène au premier étage, où un vestibule décoré de pilastres cannelés et de colonnes doriques donne accès aux galeries qui desservent les quatre ailes de l’édifice.
La mairie se trouve au 12 place Léon-Blum, Paris 11e. La Ville de Paris présente le bâtiment et son décor.