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Notre-Dame-de-la-Croix, une église sur la pente de Ménilmontant

vendredi 6 novembre 2026, par Christian Frank

Au-dessus de son grand escalier, Notre-Dame-de-la-Croix associe formes néo-romanes et arcs métalliques visibles.

La population de Ménilmontant s’en remettait autrefois au curé de l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville, mais au début du XIXe, devant l’augmentation démographique de ces quartiers, il devint bientôt nécessaire de construire une nouvelle chapelle. En 1858, la chapelle devient paroisse.

La Chapelle ne tarda pas elle aussi à donner des signes de faiblesse, sa capacité de 400 personnes restant mal adaptée à l’essor de la paroisse. C’est alors qu’elle fut détruite pour être remplacée par une église.

Conçue sous le règne de Napoléon III, par l’architecte Louis-Jean-Antoine Héret dans un style néo-roman, cette église tient compte de la forte pente de la colline sur laquelle elle réside et a donc dû s’équiper d’un perron de 54 marches. L’Eglise combine architecture traditionnelle avec ajout de poutres métalliques pour soutenir les voûtes déjà renforcées par des nervures en fonte.

Dans la nef, les arcs métalliques restent visibles et participent au décor, au lieu d’être entièrement dissimulés par l’architecture de pierre. Cette association de techniques et de formes historiques distingue l’édifice dans le paysage du quartier.

L’orgue est lié à Aristide Cavaillé-Coll, avec des interventions ultérieures ; le diocèse signale la protection de l’instrument et de son buffet au titre des monuments historiques. Les horaires des offices et les modalités de visite sont à vérifier auprès de la paroisse, via la présentation du diocèse de Paris.