Le pont de l’Alma tire son nom de la bataille du même nom, qui avait vu la victoire de l’alliance franco-anglaise sur les Russes lors de la guerre de Crimée. C’est pour célébrer ce succès militaire que Napoléon III fit édifier un premier pont à cet endroit, construit entre 1854 et 1856. Sur le pont original, le sculpteur Georges Diébolt avait élevé une statue d’un fier combattant à pied, le Zouave, que les Parisiens ont rapidement adopté comme repère visuel de la montée des eaux.
Cette statue est toujours visible aujourd’hui. Elle est la seule des quatre figures de soldats conservée sur le nouvel ouvrage, qui fut détruit en 1970 : d’un âge avancé, trop étroit, il était devenu désuet. Celui qui s’élève actuellement en cet endroit a été mis en place de 1970 à 1974. Il mesure 142,50 mètres, pour une largeur de 42 mètres. Il permet de relier l’avenue George V sur la rive droite, aux avenues Rapp et Bosquet sur la rive gauche.
Le Zouave, une mémoire des crues
Le pont actuel est métallique et ne compte plus qu’une pile. Le Zouave a été déplacé lors de la reconstruction : sa position n’est plus celle du XIXe siècle. Il demeure un repère familier, mais ne remplace pas les mesures officielles du niveau de la Seine. Les trois autres soldats de l’ancien pont ont été installés ailleurs.
L’ouvrage relie les 7e et 8e arrondissements. Son architecture et le devenir de ses statues sont présentés par l’Association française de génie civil et la Ville de Paris.
Texte historique : Christian. Actualisation documentaire : eVous.