Le pont de la Concorde relie la place de la Concorde à la rive du Palais-Bourbon. Il appartient ainsi à la géographie des 7e et 8e arrondissements. Son histoire est intimement liée à la Révolution : l’ingénieur Jean-Rodolphe Perronet utilise une partie des pierres issues de la démolition de la Bastille pour construire l’ouvrage.
Un pont qui change de nom et de décor
D’abord associé au nom de Louis XVI, le pont est aussi appelé pont de la Révolution, puis pont de la Concorde. Le retour de la monarchie lui rend un temps son nom royal ; celui de Concorde s’impose définitivement en 1830.
Sous l’Empire et la Restauration, des statues de personnages illustres occupent le pont. Leur poids conduit à retirer les grandes figures de marbre installées sous la Restauration. Ces décors témoignent des usages politiques de l’espace public autant que des contraintes d’un ouvrage d’art.
Un élargissement respectueux du profil
Entre 1930 et 1932, le pont est élargi sous la conduite d’Henri Lang. Des constructions ajoutées de part et d’autre conservent le profil de l’ouvrage initial, avec ses cinq arches en maçonnerie. La largeur atteint alors 35 mètres.
Depuis les quais, on peut lire cette silhouette basse entre deux grandes compositions urbaines : la place de la Concorde et l’Assemblée nationale. Le pont reste un axe de circulation ; son histoire se découvre aussi depuis ses abords. La fiche de l’Association française de génie civil décrit sa construction et ses transformations.
Texte historique : Christian. Actualisation documentaire : eVous.