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Le pont des Invalides, une histoire de reconstructions

vendredi 6 novembre 2026, par Christian Frank

Plusieurs ouvrages se sont succédé à cet emplacement. Le pont actuel associe quatre arches de maçonnerie et des allégories de la victoire.

Le pont des Invalides, entre les 7e et 8e arrondissements, a connu une histoire mouvementée : ouvert au public en 1829, il s’est avéré assez tôt fragile et a dû être remplacé au milieu des années 1850 par un pont en maçonnerie pour l’Exposition universelle. Le nouvel ouvrage réemploie une partie des piles et des culées ; une pile centrale est ajoutée. Cependant, de nouveau en 1880, deux arches du pont furent emportées et durent être remises en état. Depuis ce temps, l’apparence du pont n’a pas vraiment changé, si ce n’est celle de ses trottoirs qui ont été élargis en 1956. Le pont fait 152 mètres de longueur, et 18 mètres de largeur. Sa construction est étonnamment basse, formée de plusieurs arches séparées entre elles par des groupes sculptés : c’est d’un côté le thème de la Victoire terrestre, par Victor Vilain, et de l’autre celui de la Victoire maritime, œuvre de Georges Diébolt. Le pont relie le boulevard de la Tour Maubourg et l’avenue Franklin D. Roosevelt, cette dernière menant directement sur les Champs-Élysées.

L’histoire commence même avant l’ouvrage ouvert en 1829 : un premier projet de pont suspendu, construit dans l’axe des Invalides, doit être démoli avant sa mise en service. Les difficultés de fondation et l’effet des crues expliquent l’importance des réparations qui suivent.

L’Association française de génie civil détaille ces étapes et permet de distinguer les ponts successifs. Leurs noms communs ne doivent pas masquer les changements de structure. Les sculptures de la pile centrale se regardent particulièrement bien depuis les quais.

Texte historique : Christian. Actualisation documentaire : eVous.