Au 254 rue Saint-Martin, Saint-Nicolas-des-Champs est une grande église du 3e arrondissement, voisine du secteur des Arts et Métiers. Reconstruite au XVe siècle à l’emplacement d’un édifice du XIIe, elle atteint sa forme actuelle au XVIIe siècle. Son architecture gothique flamboyante s’enrichit de créations de la Renaissance et de décors plus tardifs.
Une façade et un portail à observer
Sa façade occidentale date presque entièrement du XVe siècle : 3 pignons juxtaposés correspondant à la nef et à ses deux doubles bas-côtés, les latéraux, percés d’un œil-de-bœuf, reliés au central par des arcs-boutants. Le corps central comprend le portail en arc brisé surmonté d’une accolade et encadré par deux contreforts, une fenêtre divisée par 3 meneaux, et un grand pignon percé d’une rose quadrilobée.
Sur le côté sud, un portail Renaissance d’après Philibert Delorme offre une autre entrée dans l’histoire du bâtiment. Le contraste entre ce décor et les formes gothiques de la façade montre les transformations de l’église, poursuivies sur plusieurs générations.
Le grand retable de Simon Vouet
À l’intérieur, la peinture religieuse du XVIIe siècle occupe une place majeure. Le retable de l’Assomption de la Vierge, de Simon Vouet, demeure dans le chœur. Les anges en stuc sont de Jacques Sarrazin. Art, Culture et Foi le présente comme le seul grand retable parisien conservé en place malgré la Révolution.
De nombreuses peintures décorent les chapelles. L’orgue conserve également l’histoire du travail de François-Henri Clicquot au XVIIIe siècle. Ces œuvres invitent à découvrir l’intérieur avec attention, plutôt qu’à juger l’église sur la seule apparence de sa façade.
La mémoire des habitants et des curés
La sacristie possède une série de portraits de curés depuis le XVIIe siècle, documentée par la Commission diocésaine d’Art sacré. Elle rappelle le rôle de Saint-Nicolas dans la vie d’un quartier développé près de l’abbaye Saint-Martin-des-Champs.
La notice patrimoniale diocésaine donne les principaux repères et renvoie aux modalités de découverte. La présentation de la galerie de curés permet de prolonger la lecture historique, sans présumer l’accès libre à la sacristie. Les visites respectent les offices.
Références historiques de l’original : visites ; Amédée Boinet, Églises parisiennes ; Promenades historiques, éditions de Minuit.
Texte historique : Expositions, André Balbo. Actualisation documentaire : eVous.