Une avenue ouverte par étapes
L’avenue porte le nom d’Antoine-Augustin Parmentier, mort à Paris en 1813. L’arrêté du 19 août 1864 concerne la dénomination de sa première partie.
Les percements de l’est parisien se sont déroulés par étapes, sous le Second Empire puis sous la Troisième République.
L’avenue a absorbé une partie du passage Léchevin et a été prolongée par plusieurs percements successifs.
Parmentier et les questions d’alimentation
Antoine-Augustin Parmentier (1737-1813), né à Montdidier, se forme dans les pharmacies avant d’entrer dans la pharmacie militaire en 1757. Ses travaux touchent l’alimentation et les moyens de prévenir les disettes. Il contribue à faire reconnaître la valeur alimentaire de la pomme de terre : il n’en est pas l’« inventeur ».
Un immeuble primé au numéro 77
L’avenue Parmentier abrite la caserne des pompiers du 11e au numéro 87, et c’est au numéro 77 que l’immeuble édifié par l’architecte Mourzelas remporta en 1908 le concours des façades. Son élégance se remarque avec ses deux bow-windows couronnés de frontons triangulaires ornés de coquilles, des mascarons et des cartouches sans oublier des guirlandes de roses autour des fenêtres.
Longue de 1 670 mètres, l’avenue traverse les 11e et 10e arrondissements. Elle relie la place Léon-Blum à l’avenue Claude-Vellefaux et à la rue Alibert.