Du boulevard Saint-Antoine à Beaumarchais
En 1670, Louis XIV préférant Saint-Germain et Versailles à la capitale, décida cependant de faire de Paris une ville ouverte. Il ordonna la démolition des enceintes de Charles V et de Louis XIII. Ainsi, après la disparition de bastions jugés superflus, une large allée fut aménagée avec de chaque côté deux rangées d’arbres. Elle deviendra quelques années plus tard sous l’appellation de « boulevards », un lieu de promenade et successivement, les boulevards du Temple, des Filles du Calvaire et de Beaumarchais. Le boulevard Beaumarchais est ouvert par un Arrêt du Conseil du Roi le 7 juin 1670.
C’est donc sous Louis-Philippe et dans un esprit libéral que le boulevard Saint Antoine (on dit aussi de la porte st Antoine) devient le 22 janvier 1831 le boulevard Beaumarchais.
Aujourd’hui, ce boulevard est bordé de beaux immeubles bourgeois, ne dépassant que rarement cinq étages, dont certains présentent des balcons en fer forgé et des façades travaillées.
D’une longueur d’environ 750 mètres, il relie le secteur de la Bastille à la rencontre des rues du Pont-aux-Choux et Saint-Sébastien. Les boulevards des Filles-du-Calvaire et du Temple prolongent ensuite cette direction vers République. Il sépare aujourd’hui les 11e, 3e et 4e arrondissements. Il est à deux pas de la place des Vosges.
Le souvenir de l’auteur de Figaro
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (1732-1799) écrivain et auteur français, est un critique de l’aristocratie et de la monarchie absolue. Il se rallie à la Révolution française en 1790, après avoir vécu sous les faveurs et la protection de Louis XV et Louis XVI ; il échappera d’ailleurs de peu à l’échafaud.
Aussi doué pour les affaires que pour les lettres, parmi ses pièces et ses œuvres célèbres, nous retiendrons Le Mariage de Figaro et Le Barbier de Séville.
L’hôtel de Beaumarchais se trouvait à l’angle du boulevard Richard-Lenoir et du boulevard qui porte aujourd’hui son nom. La voie marque la limite du 11e avec les 3e et 4e arrondissements.