La butte Bergeyre est un petit quartier en hauteur du 19e arrondissement. Cet îlot résidentiel se trouve à l’ouest du parc des Buttes-Chaumont.
En voiture, la butte Bergeyre est uniquement accessible par la rue Georges Lardennois (donnant dans l’avenue Mathurin Moreau). En revanche, plusieurs escaliers bien raides y mènent, notamment depuis l’avenue Simon Bolivar.
Cette butte est un ensemble de petites rues, restées hors du temps, paisibles, où règne une grande harmonie architecturale. Culminant à environ 100 mètres, c’est une hauteur restée à l’écart de l’aménagement du parc des Buttes-Chaumont.
Autrefois, la butte accueillait une fête foraine. Puis le stade Bergeyre y fut construit en 1918, rappelant le nom d’un joueur de rugby mort pendant la Première Guerre Mondiale. Il fut détruit en 1926 pour laisser place à un lotissement d’habitations. Les anciennes carrières de gypse font partie de l’histoire du sous-sol. C’est un florilège de pavillons et de petits immeubles mitoyens des années 1920, 1930, 1940, 1950 ou parfois plus contemporaines. On y trouve des toits de toutes les formes, une variété incroyable de matériaux (brique, colombages, enduits, béton), un festival de couleurs, ou encore des garde-corps furieusement années 30 ou plus graphiques, années 1950.
Sont particulièrement remarquables les n° 61, 73, 75, 79, 80, 81, 82, 84, 86, 88, 90, 92 de la rue Georges Lardennois, les n° 17 et 19 de la rue Edgard Poe, le n° 5 de la rue Barrelet de Ricou, les n° 5, 7, 11, 13, 19 à 27 de la rue Philippe Hecht.
Cerise sur le gâteau, la butte offre, en haut de la rue Georges Lardennois, un panorama incomparable sur la butte Montmartre. On aperçoit encore sur les flancs de la butte quelques vignes, un jardin partagé.
La Ville confirme la succession des carrières, du stade de 1918 puis des logements après 1926. Le jardin, les vignes et les rues habitées ont des conditions d’accès distinctes : la fiche municipale des vignes les indique fermées au public lors de notre vérification. Le panorama depuis la rue ne vaut donc pas accès aux parcelles plantées. Respecter la tranquillité des maisons et des jardins privés.
Texte historique : Franck Beaumont. Actualisation documentaire : eVous.