Accueil > Une rue, une place > Rue de la Pierre-Levée

Rue de la Pierre-Levée

jeudi 5 novembre 2026, par Christian Frank

Une petite rue du 11e arrondissement dont l’ancienne faïencerie Loebnitz conserve une façade de céramique signée Paul Sédille.

Le nom de la rue vient d’une pierre découverte lors de son tracé en 1782. La nomenclature parisienne rapporte qu’elle « parut avoir fait partie d’un autel druidique » : il s’agit d’une interprétation ancienne, pas d’une identification archéologique certaine.

La façade de l’ancienne faïencerie Loebnitz

Au numéro 4 se trouve l’ancienne faïencerie Loebnitz. La notice des Monuments historiques date de 1884 cet immeuble de Paul Sédille, qui réunissait ateliers et logements pour le personnel. Les façades et toitures de l’atelier, y compris sa charpente métallique, sont inscrites au titre des monuments historiques depuis le 27 mai 2002.

Elle accueillait donc les ateliers de Jules Loebnitz. Les panneaux de céramique en façade évoquent les arts. Trois proviennent du pavillon des Beaux-Arts de l’Exposition universelle de 1878 ; un quatrième, consacré aux arts du feu, servait d’enseigne à l’atelier. Un bâtiment industriel dont la façade est percée de vastes baies rectangulaires, encadrées par des refends sur la hauteur du rez-de-chaussée et du premier étage.
L’entablement est orné d’une frise en céramique, à motifs de feuillage vert sur fond doré.

Cette rue calme de 267 mètres de long commence à la rue des Trois bornes et se termine à la rue de la Fontaine au Roi.

La notice de protection de la faïencerie Loebnitz précise l’histoire du bâtiment.