Un jardin au pied de la Trinité
Le jardin, créé en 1865, se situe au pied de l’église de la Trinité. Au sommet de l’escalier qui y mène, trois statues, « la Foi », « la Charité » et « l’Espérance », par Duret et Lequesne protègent trois enfants ; à leur pied, trois vases en bronze laissent rejaillir l’eau qui retombe sur les trois fontaines à triple vasque, enlacées par les bras de l’escalier.
Deux pelouses se déploient face au porche à trois arcades de l’église.
Le jardin et le chiffre trois
Le dessin du square, aménagé par Jean-Charles Adolphe Alphand, répond aux trois porches de l’église conçue par Théodore Ballu. Allées sinueuses, fontaine et statues composent un parvis de verdure face à la rue de la Chaussée-d’Antin.
Situé en plein cœur de l’ancien hameau des Porcherons, le jardin occupe l’emplacement d’une série de guinguettes qui s’y succédèrent. Ramponneau y tenait le célèbre cabaret des Porcherons. Elles étaient surtout fréquentées par les militaires des gardes-françaises qui séjournaient dans la caserne Saint-Lazare toute proche. Mais le hameau avec ses guinguettes, sa caserne et quelques hôtels particuliers disparurent sous Napoléon III, au moment de l’aménagement de la place. L’église de la Trinité (1867) surgit alors des décombres, un édifice d’inspiration Renaissance d’après les dessins de l’architecte Théodore Ballu, qui a aussi participé à la reconstruction de l’Hôtel de Ville de Paris en 1873, et le square de la Trinité. Pour les mélomanes, faites un détour par l’église, dont le grand compositeur français Olivier Messiaen a été l’organiste de 1931 à 1992.
Depuis 1944, le square porte le nom du résistant Honoré d’Estienne d’Orves, exécuté au Mont-Valérien en 1941.