Expositions à l’Institut du monde arabe
Vive la mariée ! Algérie, Maroc, Tunisie
En cours
Au Maghreb, le mariage réunit des gestes, des objets et des récits qui relient la vie intime à la communauté. L’exposition confronte une quarantaine de costumes et de parures des XIXe et XXe siècles, issus de collections algériennes, marocaines et tunisiennes, aux regards de 27 artistes contemporains du Maghreb et de ses diasporas.
Le parcours suit les étapes de la fête et la place des femmes : constitution du trousseau, confection des pièces, accompagnement de la mariée. Les tenues révèlent les particularités régionales, les héritages partagés entre musulmans et juifs, mais aussi les transformations des usages. Photographies, archives et créations abordent les tensions entre transmission familiale, attentes sociales et choix personnels.
Parmi les œuvres, la tenue de mariée de Rabat dialogue avec les photographies de Lazhar Mansouri et de Djamel Farès. La vidéo At the Hajema de Ghalia Kriaa et les déchets plastiques brodés de La Mer(e), Origine du Monde… de Ghizlane Sahli ouvrent d’autres pistes sur les corps, les matières et la mémoire. Les musiques, danses et rituels donnent à ces objets leur contexte vivant, au-delà de la seule cérémonie.
Du au .
Niveaux -1 et -2, salle hypostyle. Plein tarif 12 €, réduit 10 €, 12-26 ans 6 €, moins de 12 ans gratuit.
Autour de Vive la mariée !
Visites avec une conférencière les samedis et dimanches à 14h30, durée 1h30, de 8 à 19 €. Calendrier et réservation des visites.
Le temps fort de novembre propose la rencontre Se marier en temps de guerre le 5 novembre 2026, puis les programmes de cinéma Sous les ruines et Machtat le 6 novembre, Le Village Chéné et Mascarades le 7 novembre. Programme autour de l’exposition.
Les secrets de l’Alhambra
À venir
À Grenade, l’Alhambra associe forteresse, palais et jardins. L’exposition revient sur l’ensemble conçu par les sultans nasrides au XIVe siècle, sous Muhammad V, pour retrouver un état différent du monument actuel. Armes, éléments de harnachement et œuvres d’art replacent cette architecture dans un émirat soumis à la pression de ses voisins, mais traversé d’échanges artistiques.
Une copie de la fontaine des lions sert de point de départ aux hypothèses sur sa forme et son fonctionnement d’origine. L’eau structure la promenade : ressource nécessaire à la vie du palais, elle participe aussi à son décor. Le parcours s’attache ensuite aux symétries et aux motifs géométriques, déclinés sur les céramiques, les soieries, les manuscrits et les boiseries.
Les restitutions lumineuses font apparaître la polychromie des plafonds. Les inscriptions se lisent et s’écoutent, des devises aux poèmes, pour comprendre comment la calligraphie donne voix au palais. Les peintures de la salle des rois, les fêtes sultaniennes et la reconstitution d’un automate présenté en 1362 prolongent cette évocation. Une installation consacrée aux jardins clôt la visite par les sons et les odeurs.
Du au .
Niveaux 1 et 2. Plein tarif 17 €, réduit 15 €, 12-26 ans 9 €, moins de 12 ans gratuit.
Tenter l’art pour soigner
En cours
À l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville, en Algérie, les ateliers artistiques de la fin des années 1960 font du dessin un moyen d’expression pour les patients. L’exposition réunit des gouaches, des céramiques peintes et des archives entrées au musée par donation en 2021.
Psychiatre et penseur de l’anticolonialisme, Frantz Fanon (1925-1961) y a exercé de 1953 à 1956. Ses successeurs développent une thérapie sociale attentive au contexte culturel et aux liens entre les pensionnaires. Les œuvres sont présentées dans cette histoire du soin, en donnant une place centrale aux personnes qui les ont réalisées.
Du au .
Musée, niveau 5, entrée par le niveau 7. Inclus dans le billet musée.
Visites de Tenter l’art pour soigner
À 15h les 24 octobre, 21 novembre et 19 décembre 2026, puis le 2 janvier 2027. Durée 1h, de 8 à 18 €. Rendez-vous devant le vestiaire des groupes au rez-de-chaussée. Programme et réservation des visites.
Libye, patrimoine révélé
En cours
Photographies et vidéos présentent le travail de la mission archéologique française en Libye, mené avec les autorités libyennes. De la préhistoire à l’époque médiévale, le parcours passe par l’abri d’Abou Tamsa, les fortifications de Bu Njem, Leptis Magna et le port d’Apollonia.
Les recherches terrestres et sous-marines montrent comment se construisent les connaissances sur ces sites. La préservation, la restauration et la lutte contre le trafic des biens archéologiques prolongent la découverte des vestiges.
Du au .
Musée, niveau 7. Inclus dans le billet musée.
La Palestine photographiée par Joss Dray
En cours
Photographe française, Joss Dray documente depuis 1987 le quotidien palestinien. Cette sélection rassemble des reportages réalisés entre 1987 et 2001, dont de nombreux clichés inédits. Marchés de Gaza, littoral, camps de réfugiés et rues marquées par les événements politiques composent une mémoire des lieux et de leurs habitants.
Présentée à la bibliothèque Leïla Shahid, l’exposition associe le reportage commandé par l’IMA en 2001 à des images plus anciennes.
Du au .
Bibliothèque Leïla Shahid, niveau 1. Du mardi au dimanche de 13h à 19h. Accès libre et gratuit.
Activités et rendez-vous en famille
À la bibliothèque jeunesse, l’Heure du conte accueille les enfants dès 5 ans, dès 4 ans dans une fratrie. Les séances ont lieu les mercredis et samedis à 15h, sauf jours fériés, jusqu’au 28 novembre 2026. Durée environ 1h ; gratuit sur réservation, sous réserve de cinq enfants présents. Le 14 novembre à 15h, Fatiha Sadek présente Mes tissages : Contes du Maghreb, dès 6 ans. Programme et réservation de l’Heure du conte.
Le musée et ses collections
L’Institut du monde arabe a pour vocation de favoriser la connaissance des cultures du monde arabe et les échanges franco-arabes. L’équipement comprend un musée, des salles d’expositions temporaires, un auditorium, une librairie, une bibliothèque et des espaces de restauration.
Sur trois niveaux, archéologie antique et médiévale, art et artisanat, ethnographie et création moderne et contemporaine dialoguent. Bas-reliefs, textiles, bijoux et statues permettent d’aborder les langues, les croyances et les traditions culturelles du monde arabe.
Le bâtiment de l’IMA
Conçu par Jean Nouvel, Gilbert Lèzenes, Pierre Soria et Architecture Studio, l’Institut du monde arabe est inauguré en décembre 1987. Côté Seine, la façade de verre et de métal suit une courbe face à l’île Saint-Louis. Côté Jussieu, la façade sud est composée de 240 moucharabiehs : ces diaphragmes métalliques réinterprètent un dispositif traditionnel pour filtrer la lumière.
La terrasse du neuvième étage offre une vue sur la Seine et le chevet de Notre-Dame. Depuis le 17 février 2026, l’IMA est présidé par Anne-Claire Legendre.
Le bâtiment et son histoire · Présidence de l’IMA
Préparer sa visite
Adresse : 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, place Mohammed V, Paris 5e. Métro Jussieu, Cardinal-Lemoine ou Sully-Morland. Téléphone : 01 40 51 38 38.
Musée et expositions : du mardi au vendredi de 10h à 18h ; samedis, dimanches et jours fériés de 10h à 19h. Fermeture le lundi ; caisses fermées 45 minutes avant. Les horaires propres à la bibliothèque figurent dans la fiche Joss Dray.
Billet musée : 10 € plein tarif, gratuit pour les moins de 26 ans sur justificatif. Une contremarque est nécessaire pour les bénéficiaires de la gratuité. Les billets des grandes expositions et des activités ont leurs propres tarifs. Tous les espaces de l’IMA sont accessibles aux personnes utilisant un fauteuil roulant.
