Un ancien lieu-dit et le domaine des Hospitalières
Le nom de la rue vient d’un lieu-dit, la Rochette ou la Roquette. Avant l’urbanisation du quartier, le secteur était occupé par des terrains cultivés et des propriétés de campagne.
En 1636, les Hospitalières de la Charité Notre-Dame, aidées par la duchesse de Mercœur, achètent une maison dans ce territoire de Popincourt pour y établir une succursale de leur communauté. L’histoire de la voie reste longtemps liée à celle des propriétés religieuses, puis aux transformations du faubourg après la Révolution.
La rue n’a pas été créée d’un seul trait en 1801. Sa partie entre Bastille et la rue Auguste-Laurent figure déjà sur le plan de Jouvin de Rochefort de 1672. Plus haut, la section entre la rue de la Folie-Regnault et le boulevard de Ménilmontant a remplacé l’ancienne rue Saint-André.
Deux prisons face à face
Au XIXe siècle, deux prisons sont édifiées de part et d’autre de la rue. La Petite Roquette enferme des jeunes détenus avant de devenir une prison pour femmes. En face, la Grande Roquette reçoit notamment les condamnés à mort et à perpétuité.
La Petite Roquette est détruite en 1974, puis remplacée par le square actuel.
Une traversée du 11e arrondissement
Longue de 1 505 mètres, la rue relie la place de la Bastille et la rue du Faubourg-Saint-Antoine au boulevard de Ménilmontant, près de l’entrée du Père-Lachaise. Elle conserve une place importante dans la vie commerçante du faubourg, à proximité de la rue de Lappe.