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Musée d’Art Moderne de Paris : expositions 2026-2027

Expositions et rendez-vous jusqu’au 31 janvier 2027

vendredi 23 octobre 2026

Dans l’aile est du palais de Tokyo, le Musée d’Art Moderne de Paris réunit les avant-gardes du XXe siècle et la création contemporaine. Grandes expositions, accrochages gratuits et ateliers permettent de découvrir les œuvres sous plusieurs angles, des peintures de Kerry James Marshall aux figures de céramique de Simone Fattal.

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Expositions et accrochages

Kerry James Marshall. The Histories

Exposition · En cours

Peintre américain né en 1955 à Birmingham, en Alabama, Kerry James Marshall place les figures noires au centre de grandes compositions. Ses personnages occupent les espaces et les genres de la peinture occidentale, de la scène quotidienne au tableau d’histoire. Avec The Histories, traduit par « Les récits », le musée lui consacre sa première exposition en France : soixante-dix œuvres, dont huit peintures inédites conçues pour ce projet.

Le parcours aborde la traversée forcée des personnes réduites en esclavage vers les Amériques, puis les héritages des mouvements des droits civiques et du Black Power. Marshall fait de la présence de ses personnages un sujet à part entière, sans représenter directement la violence. Ses tableaux conduisent ainsi à regarder autrement les récits auxquels l’histoire de l’art a donné une place.

Les dernières galeries s’attachent à ses dialogues avec la peinture classique et aux institutions qui enseignent l’art. Dans The Academy (2012), le modèle masculin d’un cours de dessin lève le poing en signe de salut Black Power. L’exposition se termine par huit tableaux sur des épisodes méconnus de l’histoire africaine, notamment la traite transatlantique. Organisée avec la Royal Academy of Arts de Londres et la Kunsthaus de Zurich, cette présentation permet de suivre la manière dont Marshall transforme les références picturales en nouvelles histoires.

Du 18 septembre 2026 au 24 janvier 2027. 17 € ; réduit : 15 € ; gratuit pour les moins de 18 ans.

Présentation de l’exposition · Horaires, accès et billets

Visites-conférences

Jusqu’au 31 décembre 2026 : mardi à 14h30, jeudi à 19h et samedi à 16h. Durée : 1h30. Pas de séance le jeudi 22 octobre, ni les jeudis 24 et 31 décembre. Tarif : 7 € ; réduit : 5 €, en plus du billet d’exposition. Sur réservation.

Programme et réservation

Conférences autour des figures noires et de la peinture

Les 5 novembre et 3 décembre 2026, puis le 14 janvier 2027 à 19h, salle Matisse. Durée : 1h30. Le 5 novembre, Anne Lafont et Denise Murrell abordent les représentations des figures noires, avec Kelly-Christina Grant. Cette séance est gratuite sur inscription ; les suivantes sont sur réservation.

Programme et conditions (1) · Programme et conditions (2)

Écrire à partir des tableaux

« Récits d’invisibles et de superhéros », le 6 décembre 2026 à 15h. Durée : 2h30 ; 10 €, réduit : 8 €. Avec Ghislaine Tabareau, les adultes composent des récits à partir des personnages et des questions soulevées par les tableaux. Sur réservation ; visite préalable de l’exposition recommandée.

Programme et réservation

Enfants et familles

« Ma famille dans un tableau », dès 3 ans, les 25 octobre et 22 novembre 2026 à 14h ou 15h30 : un photomontage pour entrer dans un décor inspiré de l’histoire de l’art. Durée : 1h30. Enfant : 5 € ; adulte : 7 €, réduit : 5 €, plus son entrée à l’exposition. Un billet par participant, deux accompagnateurs maximum.

Programme et réservation

Ateliers pour les enfants

Pour les 7-10 ans, « Ma famille comme un chef d’œuvre » : les 23 et 31 octobre 2026 à 14h, puis le 28 novembre à 14h30 ; durée : 2h, tarif : 8 €. Les 4-6 ans peuvent aussi découvrir « Moi aussi, je compte dans l’Histoire ! » et « Une peinture pour ma famille ». Réservation obligatoire ; calendrier des séances dans le programme familles.

Programme et conditions (1) · Programme et conditions (2)

Visite audio-descriptive

Le 3 novembre 2026 à 10h30 pour les visiteurs déficients visuels. Durée : 1h30 ; tarif : 5 €. Les œuvres sont abordées par la description des formes, des couleurs, des matières et de la composition.

Programme et réservation

Simone Fattal. Des villes au fond d’un lac

Exposition · En cours

Artiste libano-étatsunienne née en 1942 à Damas, Simone Fattal travaille la peinture, la céramique et le collage. Une centaine d’œuvres retracent ici plus de cinquante ans de création. Le parcours suit des ensembles plutôt qu’une chronologie : il rapproche des pratiques et des périodes pour faire apparaître les liens entre paysage, littérature et figures mythologiques.

À Beyrouth, à la fin des années 1960, Fattal peint arbres, montagnes et front de mer. Après son départ du Liban en 1980, pendant la guerre civile, elle s’installe en Californie. Elle y fonde les éditions The Post-Apollo Press avant de se tourner vers la céramique à partir de 1988. Cette trajectoire nourrit une œuvre dans laquelle les histoires personnelles rencontrent les récits collectifs.

Ses personnages d’argile, humains, animaux ou hybrides, puisent dans les épopées de Mésopotamie et de Grèce antique, de Gilgamesh à l’Iliade et à l’Odyssée. Leurs silhouettes archaïques prolongent autrement son rapport aux paysages. Peintures, sculptures et collages rendent sensible cette circulation entre les formes, les textes et les époques. L’exposition invite à suivre ces passages d’un ensemble à l’autre, en observant autant les matières que les histoires auxquelles elles donnent corps.

Du 18 septembre 2026 au 24 janvier 2027. 14 € ; réduit : 12 € ; gratuit pour les moins de 18 ans.

Présentation de l’exposition · Horaires, accès et billets

Visites-conférences

Jusqu’au 31 décembre 2026 : mardi à 12h30 et samedi à 14h. Durée : 1h30. Tarif : 7 € ; réduit : 5 €, plus le billet d’exposition. Sur réservation.

Programme et réservation

Ateliers d’écriture

« Donner de la couleur aux mots », le 15 novembre 2026 à 15h, invite à écrire à partir des peintures et céramiques. Durée : 2h30 ; 10 €, réduit : 8 €, sur réservation. Visite préalable recommandée. Un second atelier, « Demander à la terre de se mettre debout », est annoncé pour le 10 janvier 2027 ; ses conditions sont à consulter dans le programme.

Programme et conditions (1) · Programme et conditions (2)

Modeler une créature

« Ma créature mythologique », pour les 4-6 ans : le 28 octobre 2026 à 11h, puis les 4 novembre et 2 décembre à 14h30. Durée : 1h30 ; 5 €. « Inventer son mythe », pour les 7-10 ans : les 24 et 28 octobre à 14h, les 7 novembre et 5 décembre à 14h30, puis le 19 décembre à 14h. Durée : 2h ; 8 €. Ces ateliers de modelage sont réservés aux enfants et nécessitent une réservation.

Programme et réservation

Créer en famille

« La fabrique des créatures fantastiques », dès 3 ans, les 8 novembre et 6 décembre 2026 à 14h ou 15h30 : observation des sculptures puis modelage d’un personnage en terre. Durée : 1h30. Enfant : 5 € ; adulte : 7 €, réduit : 5 €, plus son entrée à l’exposition. Un billet par participant, deux accompagnateurs maximum.

Programme et réservation

Autres parcours adaptés

Les 1-3 ans découvrent « Petites mains, grandes créatures », notamment le 2 décembre 2026 à 10h30 (1h) ; une déambulation contée, « J’étendrai mes histoires contre les siennes », s’adresse aux familles dès 6 ans. Des visites audio-descriptives sont programmées les 17 novembre et 12 décembre 2026. Consulter les séances et conditions de réservation dans le programme de l’exposition.

Parcours adaptés autour de l’exposition · Séance des 1-3 ans

Prix Marcel Duchamp 2026

Exposition dans les collections · En cours

Joël Andrianomearisoa, le duo Brognon Rollin, Laura Henno et Josèfa Ntjam présentent leurs œuvres dans les collections du musée. Ce rendez-vous permet de découvrir les quatre propositions réunies pour l’édition 2026 du prix créé par l’ADIAF. Accueillie au MAM pendant les travaux du Centre Pompidou, l’exposition est conçue en partenariat avec les deux institutions, sous le commissariat d’Odile Burluraux et de Nicolas Liucci-Goutnikov.

Du 2 octobre 2026 au 7 février 2027. Accès libre et gratuit.

Présentation de l’exposition · Horaires, accès et billets

Visites gratuites des quatre propositions

Jusqu’au 31 décembre 2026, les samedis et dimanches à 14h45 et 16h15, et les jeudis à 18h45 et 20h15. Durée : 1h. Sans inscription, rendez-vous à l’accueil groupe dans le hall. Aucune séance les jeudis 22 octobre, 24 décembre et 31 décembre.

Horaires des visites gratuites

Florian Krewer. woven thin

Accrochage dans les collections · En cours

Peintre allemand né en 1986, formé à Düsseldorf et installé à New York, Florian Krewer présente seize toiles monumentales récentes, dont certaines inédites. Danseurs, animaux et figures solitaires traversent des paysages et des intérieurs où le vécu se mêle à l’imaginaire. L’accrochage resserré, installé dans les collections à la suite d’un don d’œuvres, met en regard intimité et résistance collective face à un environnement hostile. Le titre woven thin signifie « Finement tissé ».

Du 19 juin 2026 au 4 janvier 2027. Gratuit.

Présentation de l’exposition · Horaires, accès et billets

Mariella Simoni

Accrochage dans les collections · En cours

Née en 1948 dans la région du lac de Garde, Mariella Simoni explore les liens entre art conceptuel, abstraction et matière. L’ensemble récemment acquis montre une peinture faite de gestes, de couches et de variations de relief. Ses changements de formats et de supports prolongent les recherches sur le vivant qui traversaient déjà ses premières installations des années 1970.

Du 21 juillet 2026 au 4 janvier 2027. Gratuit.

Présentation de l’exposition · Horaires, accès et billets

Daniel Dezeuze

Accrochage dans les collections · En cours

Né en 1942, Daniel Dezeuze est l’un des fondateurs de Supports/Surfaces, groupe présenté sous ce nom à l’ARC dès 1970. Vingt œuvres récentes entrées dans les collections éclairent ses recherches depuis 1982 : assemblages, remploi de portes ou de panneaux, matériaux fragiles et rôle du vide. La couleur et le support deviennent les éléments mêmes de la construction du tableau.

Du 21 juillet 2026 au 4 janvier 2027. Gratuit.

Présentation de l’exposition · Horaires, accès et billets

Stéphane Bordarier

Accrochage dans les collections · En cours

Peintre né en 1953, Stéphane Bordarier travaille la couleur et la surface à partir d’un temps de réalisation contraint : le pigment est appliqué pendant que la colle de peau tiède se fixe sur la toile. Cinq œuvres acquises ou données en 2026 sont rapprochées de prêts de son atelier. La série des Noires révèle des nuances qui changent avec la lumière et le déplacement du regard.

Du 21 juillet 2026 au 4 janvier 2027. Gratuit.

Présentation de l’exposition · Horaires, accès et billets

Jean-François Bauret

Accrochage photographique dans les collections · En cours

Le photographe français Jean-François Bauret (1932-2014) a réalisé, dès 1959, des portraits d’artistes chez eux ou dans leur atelier. Compositions dépouillées, contrastes du noir et blanc, pinceaux et palettes rendent compte de leur présence. Tous les artistes représentés dans cette salle ont au moins une œuvre conservée au musée. Cet accrochage prolonge le don de quatre-vingts tirages effectué en 2017 par Claude Bauret Allard.

Du 9 juin 2026 au 4 janvier 2027. Gratuit.

Présentation de l’exposition · Horaires, accès et billets

Activités autour des collections

Visites des collections

Les vendredis à 12h30 jusqu’au 31 décembre 2026, sauf le 25 décembre : une visite-conférence de 1h30 avec un conférencier du musée. Tarif : 7 € ; réduit : 5 €, sur réservation.

Programme et réservation

Couleurs, nuances et variations

Les samedis et dimanches à 16h30 jusqu’au 27 décembre 2026 : une visite des collections autour des palettes et des significations de la couleur. Durée : 1h ; 7 €, réduit : 5 €, sur réservation.

Programme et réservation

Un musée à soi : philosopher entre 18 et 30 ans

Les 19 novembre et 17 décembre 2026, puis le 14 janvier 2027 à 19h30. Durée : 1h30 ; 7 €, réduit : 5 €, sur réservation. Le 17 décembre, la visite pose la question « Résister, s’évader : à quoi sert l’art ? » ; le 14 janvier, « L’art nous permet-il d’anticiper l’avenir ? ». Ces ateliers animés par Fanny Bourrillon prennent les œuvres des collections comme point de départ.

Programme et réservation

Ateliers, parcours sensoriels et ressources en famille

Le musée propose des séances de méditation, de Wutao et de yoga face aux œuvres, ainsi que des activités d’arts plastiques pour les enfants. Les 11-14 ans peuvent découvrir une technique lors de stages de trois jours. Livrets de découverte des collections, podcasts et activités à réaliser chez soi complètent la visite. Les âges, tarifs et séances varient selon la proposition.

Programme et réservation

Collections permanentes

Les collections municipales, accessibles gratuitement, réunissent plus de 15 000 œuvres. Elles parcourent les grands courants du XXe siècle jusqu’à la création actuelle : fauvisme, cubisme, École de Paris, abstraction et recherches contemporaines. Picasso, Derain, Modigliani, Chagall, Dufy ou Picabia y voisinent avec des artistes tels que Boltanski, Parreno et Peter Doig. L’accrochage évolue et certaines salles peuvent être fermées : toutes les œuvres du fonds ne sont pas exposées en même temps.

Deux ensembles monumentaux donnent des repères pour la visite. La Fée Électricité de Raoul Dufy, réalisée en 1937, déploie sur 250 panneaux et 600 m² une histoire des sciences et de l’électricité. La couleur relie les personnages, les inventions et les scènes de la vie moderne. Les deux premières versions de La Danse de Matisse permettent, quant à elles, d’approcher le travail de composition d’un décor conçu pour la Fondation Barnes. La Danse de Paris date de 1931-1933.

Pour prolonger ces ensembles, les œuvres de Robert Delaunay apportent un autre regard sur la couleur et le mouvement. La Tour Eiffel de 1926 figure parmi les repères du fonds. Les dons et acquisitions successifs ont constitué ces collections : les apports des collectionneurs, dont Maurice Girardin, ont joué un rôle essentiel dans leur histoire. Les accrochages temporaires présentés plus haut offrent aujourd’hui d’autres entrées dans ce patrimoine.

Le musée et le palais de Tokyo

Le musée occupe l’aile est du palais de Tokyo, construit pour l’Exposition internationale de 1937. Inauguré en 1961, il s’est développé à partir des collections modernes du Petit Palais, enrichies notamment par les apports d’Emanuele Sarmiento, de Mathilde Amos et d’Ambroise Vollard. Son parcours associe l’histoire de l’art moderne aux recherches contemporaines. Il se distingue du Palais de Tokyo voisin, installé dans l’autre aile du bâtiment.

Présentation du musée et des collections

Préparer la visite

Adresse : 11, avenue du Président-Wilson, 75116 Paris. Téléphone : 01 53 67 40 00.

Du mardi au dimanche de 10h à 18h. Fermeture des caisses à 17h15. Nocturne le jeudi jusqu’à 21h30 pour les expositions temporaires uniquement, hors collections permanentes.

Les accrochages annoncés jusqu’au 4 janvier 2027 se terminent un lundi, jour habituel de fermeture : prévoyez votre visite avant cette date.

Fermé le lundi et certains jours fériés. Vérifier les ouvertures exceptionnelles avant une visite pendant les fêtes.

Collections gratuites. Billet combiné Kerry James Marshall et Simone Fattal : 20 € ; réduit : 18 €. Les conditions particulières figurent dans chaque fiche. Réservez les activités à l’avance.

Métro ligne 9 : Iéna ou Alma-Marceau ; RER C : Pont de l’Alma.

Expositions, horaires et accès aux billets · Activités et ressources de visite

Les plus belles œuvres des collections permanentes du Musée d’Art Moderne de Paris

Comme pour de nombreux musées de la Ville de Paris, l’accès à ses collections permanentes est gratuit depuis 2001. Celles-ci présentent un choix d’un peu moins de 400 œuvres environ parmi un fond total de près de 10 000.

Ces collections ont été constituées en grande partie par des dons de collectionneurs, d’entreprises et d’artistes, comme par des acquisitions. Parmi les dons, quelques-uns furent d’une importance considérable, comme celui du Docteur Maurice Girardin (plus de 500 œuvres), ou celui en 2012 du marchand d’art et collectionneur allemand Michael Werner (127 œuvres majeures d’art contemporain).

Les grands mouvements artistiques sont présents dans ce musée, à partir des premières avant-gardes de peinture du XXe siècle que furent le fauvisme et le cubisme, jusqu’aux expressions plus contemporaines.

Vous y trouverez des œuvres fortes des principaux artistes (notamment Matisse, Picasso, Rouault, de Vlaminck, Derain, Delaunay, Dufy, de Chirico, Léger, Modigliani, Soutine, Fautrier, Giacometti, Van Dongen…) ayant animé ces courants ou ces périodes.

Ces collections permanentes, dont l’intérêt est indéniable, attirent étudiants et touristes étrangers, ce qui est une confirmation de leur grande qualité. La surprise est que votre visite se passera dans les meilleures conditions possibles car on ne trouvera pas dans ces salles les affluences que connaissent les musées d’Orsay, du Louvre ou le Centre Pompidou par exemple. Pour une bonne visite, prévoyez facilement deux bonnes heures, mais rien ne vous empêche d’effectuer plusieurs visites, gratuites, je le répète. Prenez votre temps !

Attention. Les œuvres sur lesquelles nous attirons votre attention sont des chefs-d’œuvre parfois choisis pour des motifs artistiques, historiques, et parfois aussi subjectifs… Vous pouvez nous adresser bien entendu vos coups de cœur, et nous faire part de l’importance de certaines œuvres que nous n’aurions pas suffisamment mises à l’honneur.

Le nouvel accrochage des collections permanentes, qui date de l’été 2013, se décompose en deux parties. Un circuit historique rassemblant l’art moderne intègre les monumentales salles spacieuses à larges baies, les salles 12 à 1, qui donnent sur le parvis de la Seine. Un circuit contemporain, qui suit en continuité de la salle 13 à la 20.

Circuit de l’art moderne

Entrée. De l’art premier, africain et océanien.

Salle 12. Fauvisme et cubisme. Cette salle compte parmi les points forts du musée, avec des tableaux « fauves » de Matisse, André Derain (Le Phare de Collioure, 1905), de Vlaminck, van Dongen, Dufy et Othon Friesz…
L’effort parallèle et commun des « cubistes  » Georges Braque et Pablo Picasso (Tête d’homme, 1912) dans la déconstruction du motif explosé en volumes géométriques, en général dans les gris et ocres.

Salle 12bis. Un important fonds Georges Rouault, avec notamment 10 toiles (1907-1919 et 1937), 89 aquarelles et dessins.

Salle 11. École de Paris, avec des portraits expressionnistes, des œuvres de Chagall, Modigliani (Femme aux yeux bleus, vers 1918), Soutine, Foujita, Kisling, à nouveau van Dongen, et Pascin. Une salle où il fait bon s’attarder.

Salle André Derain. Des masques de l’artiste, pionnier des découvreurs de l’art africain, initialement sculptés dans l’argile, et provenant pour la plupart de la collection de Michael Werner.

Salle 10. Abstraction des années 1920-1930. Dada et surréalisme. Des œuvres provenant de l’atelier d’André Breton ont été données par sa fille, d’autres acquises lors de la vente publique (2003).

Salle 9. Pierre Bonnard, Henri Matisse, Édouard Vuillard, Raoul Dufy. Pour les très beaux tableaux intimes et pleins d’émotions de Bonnard, qui se joue des effets de la lumière sur les corps et dans les intérieurs : Le Nu devant la glace (1934), Le Déjeuner (1932), Le Jardin au Cannet (1936-1937), et Nu dans le bain (1936-1938). Raoul Dufy, dont les toiles, souvent à deux doigts de glisser vers les arts décoratifs, respirent la vie et ses plaisirs (courses, fêtes foraines, bateaux et stations balnéaires). N’oubliez pas d’aller voir sa gigantesque Fée Électricité qui dispose de sa propre salle.

Salle 8. Abstraction des années 1950 : 61 tableaux de Giorgio de Chirico viennent d’être légués par sa femme au musée, formant un ensemble exceptionnel qui couvre la seconde partie de sa carrière artistique.

Salle 7 à 4. James Lee Byars.

Salle 3. Art décoratifs à Paris des années 1930

Salle 2. Grands formats cubistes, avec des œuvres de Robert Delaunay et de Fernand Léger.

L’Équipe de Cardiff (1912-1913). Robert Delaunay. Huile sur toile. MAMVP

Salle 1. Robert Delaunay. Le MAMVP détient un ensemble conséquent d’œuvres de Robert Delaunay dont les contrastes de couleurs, comme du reste le choix de ses thématiques, induisent souvent des illusions de mouvements. L’Équipe de Cardiff (1912-1913), Nu à la coiffeuse (1915), Nature morte portugaise (1915-1917), Tour Eiffel (1926).

Ces œuvres sont entrées dans les collections dès 1937 à la suite d’achats de la Ville, ou par donation. Il y a de la part du peintre l’envie de donner à voir au public un monde moderne en plein développement. L’Équipe de Cardiff est "la première grande manifestation de réalisation colorée appliquée à la grande surface".

Circuit de l’art contemporain

Salle 13. Nouveaux réalistes. Å’uvres d’accumulation (Arman), emballées (Christo), compressées (César), affiches lacérées (Jacques Villeglé, Raymond Hains), mais aussi d’Yves Klein, de Niki de Saint Phalle (cet automne au Grand Palais), dans sa phase des Tirs, de Jean Tinguely, et de Martial Raysse (actuellement au Centre Pompidou). Beaucoup de Niçois parmi ceux-là. Une salle formidable.

Salle 14. La scène allemande. Avec de jeunes artistes engagés et critiques tant du Pop Art que du réalisme socialiste. Des premiers tableaux de Gerhard Richter inspirés de photographies, ou plus tardivement obtenus par frottements. Ceux de Georg Baselitz plus expressionnistes, et encore A. R. Penck et Jörg Immendork.

Salle 15. Nouvelles acquisitions. Dans cette salle, des œuvres d’artistes contemporains dont les récentes expositions à Paris ont drainé un public très nombreux et, visiblement, extrêmement satisfait : Philippe Parreno, Xavier Veilhan, Jean-Marc Bustamante, Pierre Huygue.

Les œuvres majuscules

Salle Henri Matisse. Deux versions sur trois de la décoration commandée à l’artiste par le Docteur Barnes pour sa fondation. Triptyque de La Danse de Paris (1933), de Henri Matisse.
Évocation (1901), de Picasso.
Rêve (1923), de Chagall.
Tour Eiffel (1926), Robert Delaunay.

Salle Dufy. La Fée Électricité (1937) de Raoul Dufy (et de son frère). Cette grande décoration, l’un des plus vastes tableaux au monde, fut conçue et réalisée en moins d’un an. Composée de 250 panneaux, elle couvre 600m2 (10m x 60 !). Elle présente de façon allégorique, naïve et positive l’évolution de nos sociétés par philosophes et savants depuis l’Antiquité jusqu’à la découverte de l’électricité. Cela étant posé, le peintre plaça ses sujets de prédilection (bal du 14 juillet, voiliers et oiseaux) dans les parties hautes. Don d’Électricité de France en 1954, la Fée Électricité fut installée au musée en 1964.

En terrasse La France (1948), du sculpteur Antoine Bourdelle.

D’ailleurs, sachez profiter aux beaux jours de la cafétéria (un peu cher) de la terrasse et de son panorama si plaisant et spectaculaire.

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 11, avenue du Président-Wilson, 75116 Paris, 01 53 67 40 00, www.mam.paris.fr, métro Iéna ou Alma-Marceau, bus 32,42, 63,72 ,80, 92. L’accès aux collections permanentes est gratuit, celui aux expositions temporaires payant. Pour les collections, des audioguides en français, anglais et allemand sont disponibles au niveau 2, au prix de 5€. Ouvert du mardi au dimanche de 10 à 18h. La nocturne du jeudi (jusqu’à 22h), ne concerne que les expositions temporaires. Fermé le lundi et tous les jours fériés.

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Adresse & Carte, horaires, numéro de téléphone


11 Avenue du Président Wilson 75116 Paris